Le lendemain de l’élimination de l’Algérie face au Nigeria en quart de finale de la CAN 2025, la parole de Rafik Belghali a émergé avec une sobriété qui tranche avec le tumulte ambiant. Dans un contexte marqué par la déception, les débats passionnés et les critiques parfois excessives, le latéral algérien a choisi une autre voie : celle du recul, de la foi et de la reconnaissance. Sur les réseaux sociaux, son message n’a ni cherché à expliquer l’élimination ni à désigner des responsabilités. Il s’est inscrit dans une dimension plus intime, presque spirituelle, traduisant l’état d’esprit d’un joueur conscient de la dureté du très haut niveau, mais aussi du privilège que représente le fait de porter le maillot national dans une compétition continentale.
« Alhamdoulillah en toutes circonstances. Fier d’avoir porté le maillot de l’Algérie et de représenter notre peuple », a écrit Belghali, avant de rappeler le parcours semé d’obstacles vécu par le groupe. « Le chemin n’a pas été facile, mais votre soutien nous a portés à chaque étape », poursuit-il, dans un message qui met en avant la dimension collective de l’aventure. Loin des analyses tactiques et des polémiques arbitrales, le joueur a tenu à adresser un remerciement appuyé aux supporters, évoquant ceux « qui ont prié pour nous et cru en nous ». Une manière d’insister sur le lien profond entre la sélection et son public, souvent présenté comme l’un des piliers émotionnels de l’équipe algérienne dans les moments clés.
Cette prise de parole, conclue par un simple et puissant « Tahia Djazaïr », illustre une posture de dignité après l’échec. Elle rappelle que, derrière les résultats et les statistiques, il existe des trajectoires humaines faites de pression, d’engagement et de responsabilité nationale. Le message de Belghali résonne comme un appel à la mesure, dans une période où la tentation du jugement définitif est forte. Sans nier la douleur de l’élimination, il recentre le débat sur l’essentiel : l’honneur d’avoir défendu les couleurs du pays et la nécessité de transformer cette expérience en force pour l’avenir. Dans le tumulte post-CAN, cette voix posée offre un contrepoint rare, empreint de respect et de gratitude.
Lire aussi : La France retient son souffle autour d’un placardisé de l’équipe d’Algérie


































