Algérie – CAN : l’absence du milieu de terrain de l’équipe d’Algérie, Nabil Bentaleb, de la liste algérienne pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 continue de faire écho. Alors que le milieu de terrain réalise une saison pleine avec le LOSC Lille, son éviction a surpris autant les observateurs que le principal intéressé. À 30 ans passés, fort d’une longue expérience européenne et d’un rendement constant en Ligue 1, Bentaleb cochait pourtant toutes les cases sportives. Le choix opéré par le sélectionneur Vladimir Petkovic s’est ainsi imposé comme l’une des décisions les plus commentées de cette CAN, tant elle contrastait avec les performances affichées en club depuis le début de la saison.
Face à cette désillusion, le joueur n’a pas cherché à masquer son ressenti. Dans un entretien accordé à beIN Sports, Bentaleb a livré un témoignage empreint de lucidité et d’émotion. « Je suis aujourd’hui plus proche de la fin de ma carrière que de son début, et je sais que ces compétitions peuvent faire partie des dernières occasions que j’ai de défendre les couleurs de mon pays. Représenter l’Algérie est quelque chose de profondément ancré en moi depuis l’enfance », a-t-il confié. Une déclaration lourde de sens, qui traduit à la fois la fierté intacte du joueur et la frustration de voir passer une échéance majeure sans pouvoir y prendre part. Loin de toute polémique, Bentaleb a préféré rappeler l’essentiel : le lien viscéral qui l’unit au maillot national, au-delà des choix techniques ou conjoncturels.
Pour autant, cette déception n’a pas entamé sa détermination. Bien au contraire. Le milieu algérien refuse de considérer cette non-sélection comme un point final. « Bien sûr que j’étais très déçu, mais je dois me relever. Je dois continuer à travailler et à fournir de bonnes performances comme je le fais actuellement. Le rêve de participer à une Coupe du monde est toujours là… et j’espère qu’il se réalisera », a-t-il ajouté, le regard déjà tourné vers 2026. Ce discours, à la fois réaliste et combatif, résume l’état d’esprit d’un joueur qui sait que le temps presse, mais qui croit encore en ses chances. À Lille, Bentaleb poursuit son travail dans l’ombre, avec l’objectif clair de forcer à nouveau les portes de la sélection. Plus qu’un regret, cette CAN manquée semble désormais agir comme un moteur supplémentaire dans la dernière ligne droite d’une carrière que le joueur entend conclure au plus haut niveau international.

































