Algérie – Gassama : Plus de quatre ans après une soirée qui continue de hanter l’imaginaire du football algérien, un nom refait surface avec une charge symbolique intacte : Bakary Gassama. L’ancien arbitre international gambien doit prendre la parole publiquement lors d’un space algérien très suivi sur X, baptisé « ALGERIACTUFOOT », un rendez-vous annoncé comme inédit par ses organisateurs. Pour la première fois depuis le barrage retour de mars 2021 face au Cameroun, l’homme au sifflet de ce match décisif accepte d’évoquer sa version des faits, dans un contexte où la polémique n’a jamais cessé d’enfler. L’annonce, largement relayée, a immédiatement ravivé une plaie encore ouverte chez de nombreux supporters algériens.
Ce match, disputé à Blida, reste associé à une succession de décisions arbitrales contestées, devenues avec le temps un symbole d’injustice sportive pour toute une génération. L’élimination de l’Algérie aux portes de la Coupe du monde 2022 au Qatar, sur un but encaissé dans les dernières secondes de la prolongation, a nourri un sentiment durable de frustration. Depuis, le nom de Gassama est régulièrement cité dès qu’il est question de cette rencontre, souvent au cœur de débats passionnés, parfois excessifs. Jusqu’ici, l’arbitre était resté silencieux, laissant les interprétations se multiplier, sans jamais confronter publiquement les accusations à sa propre lecture des événements.
C’est précisément ce silence que ce space promet de briser. Selon les annonces, Bakary Gassama répondra aux questions et livrera sa version de ce qui s’est réellement passé ce soir-là, sans filtre. La portée de cette prise de parole dépasse le simple cadre d’un échange sur les réseaux sociaux : elle pourrait rouvrir un dossier que beaucoup considèrent comme clos sur le plan institutionnel, mais jamais digéré sur le plan émotionnel. Qu’il s’agisse d’explications techniques, d’un rappel du cadre réglementaire ou d’un regard personnel sur la pression de ce type de rendez-vous, chaque mot sera scruté, interprété, disséqué. Pour le public algérien, il ne s’agit pas seulement d’arbitrage, mais de mémoire collective. La vérité, quelle qu’elle soit, ne mettra sans doute pas tout le monde d’accord, mais cette prise de parole marque déjà un moment rare dans l’histoire récente du football africain.
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