L’Algérie poursuit son parcours sans faute à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Mercredi, les Fennecs ont dominé la Guinée équatoriale (3-1) lors de la troisième et dernière journée de la phase de groupes, bouclant ainsi le premier tour avec un bilan parfait : trois victoires en trois matchs. Un scénario qui n’est pas sans rappeler deux précédents glorieux de l’histoire du football algérien, en 1990 et en 2019, années au cours desquelles les Verts avaient soulevé le trophée continental.
Avec une équipe largement remaniée par Vladimir Petkovic, l’Algérie a confirmé la profondeur de son effectif et la solidité de son projet pour la CAN 2025. Malgré plusieurs changements dans le onze de départ, le rendement collectif est resté élevé, preuve que la dynamique actuelle dépasse les simples individualités. Le message envoyé est clair : quel que soit le casting, les standards de performance demeurent les mêmes.
Le travail a été accompli avec sérieux et maîtrise. Certes, tout n’a pas été parfait, notamment avec ce but concédé face à la Guinée équatoriale, mais l’essentiel est ailleurs. Les Verts ont su maintenir leur rythme, leur intensité et surtout leur efficacité offensive, un point clé dans les grandes campagnes africaines. Avec sept buts inscrits en trois rencontres, l’Algérie affiche l’une des attaques les plus prolifiques du tournoi à ce stade de la compétition.
Les parallèles avec les campagnes victorieuses de 1990 et 2019 sont nombreux. À l’époque déjà, l’EN avait réalisé un sans-faute en phase de groupes, imposant une supériorité nette face à ses adversaires. En 2019, sous la houlette de Djamel Belmadi, les Verts avaient inscrit six buts lors du premier tour, sans en encaisser un seul, pour une différence de buts de +6. En 2025, malgré un but concédé, la différence de buts est exactement la même (+6), avec une production offensive encore plus importante.
Ces similitudes nourrissent naturellement l’espoir et l’optimisme. Sans tomber dans une nostalgie excessive, il est difficile de ne pas voir dans ces chiffres et ces performances un signal encourageant pour la suite du tournoi. D’autant plus que cette sélection algérienne semble avoir définitivement tourné la page des désillusions de 2021 et 2023, marquées par des éliminations prématurées et une perte de repères.
Le management de Vladimir Petkovic mérite également d’être souligné. À l’image de ce qui avait été fait en 2019, le sélectionneur a profité de la qualification déjà acquise pour faire tourner son effectif lors du troisième match, donnant du temps de jeu aux jeunes et préservant certains cadres. Une gestion intelligente, pensée sur le long terme, qui témoigne d’une vision claire et assumée.
Aujourd’hui, l’Algérie avance avec confiance, ambition et humilité. Les bases sont solides, l’état d’esprit est positif et la concurrence interne tire le groupe vers le haut. Ces standards affichés dès le premier tour sont-ils prémonitoires d’un nouveau sacre continental ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer, mais une chose est sûre : les Fennecs ont envoyé un message fort à toute l’Afrique. La suite du tournoi dira si cette dynamique peut se transformer en rêve ultime.

































