Algérie – Hadjam : le verdict est tombé comme un coup de massue pour le latéral de l’Algérie, Jaouen Hadjam. Après plusieurs jours d’incertitude et des douleurs persistantes à la cheville gauche, le latéral algérien a vu sa situation s’éclaircir… dans le mauvais sens. Son club, BSC Young Boys, a confirmé une blessure sérieuse à la syndesmose, mettant brutalement fin à ses espoirs de reprise rapide. À seulement 22 ans, Hadjam traverse l’un des moments les plus délicats de sa jeune carrière, au moment même où il semblait s’installer durablement dans la hiérarchie internationale et gagner en continuité au plus haut niveau.
Les examens médicaux approfondis réalisés après son retour en Suisse ont révélé une lésion nécessitant une intervention chirurgicale. Le diagnostic est sans appel : une indisponibilité estimée à au moins trois mois, une durée qui exclut toute reprise à court terme et impose une phase de rééducation longue et rigoureuse. Cette annonce met définitivement un terme à sa participation à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, une compétition qu’il avait entamée avec ambition avant de voir son parcours s’interrompre prématurément. Du côté de la Fédération algérienne de football, l’espoir de revoir le joueur sur les terrains marocains a rapidement laissé place à la réalité médicale, bien plus contraignante que les projections sportives.
La blessure avait été contractée lors de la rencontre face au Burkina Faso, un match disputé dans une intensité extrême, typique des phases finales africaines. Conscient de la gravité potentielle de la situation, Vladimir Petkovic avait pris la décision de libérer son joueur afin qu’il poursuive ses soins avec son club, privilégiant la santé à long terme plutôt qu’un retour précipité. Ce choix, responsable et assumé, prive néanmoins l’Algérie d’une option précieuse sur le flanc gauche, dans une compétition où la profondeur d’effectif est mise à rude épreuve. Pour Hadjam, l’heure est désormais à la patience et à la reconstruction. Cette période d’absence forcée représente un test mental autant que physique, mais elle n’efface en rien le potentiel ni la trajectoire d’un joueur encore en pleine ascension. Si la CAN 2025 se referme sur une frustration, l’objectif est désormais clair : revenir plus fort, avec la conviction que ces épreuves font aussi partie du parcours de ceux appelés à durer au plus haut niveau.


































