À l’approche du huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, l’équipe nationale algérienne s’apprête à livrer une bataille tactique et mentale face à la République démocratique du Congo. Prévue pour le mardi 6 janvier, cette confrontation s’annonce comme l’une des plus indécises et palpitantes du tableau final, tant les deux sélections arrivent avec des dynamiques positives et des arguments solides.
L’Algérie aborde ce rendez-vous avec une confiance retrouvée. Après deux éditions consécutives marquées par des éliminations précoces et une dernière place en phase de groupes, les Verts ont cette fois affiché un visage conquérant. Aux côtés du Nigeria, ils sont les seuls à avoir remporté l’intégralité de leurs matchs lors du premier tour. Emmenés par un Riyad Mahrez inspiré et un Ibrahim Maza en pleine ascension, les hommes de Vladimir Petkovic ont dominé le groupe E grâce à un équilibre retrouvé entre solidité défensive et efficacité offensive.
Sur le plan historique, les chiffres jouent clairement en faveur de l’Algérie. En six confrontations face à la RD Congo, les Fennecs n’ont jamais connu la défaite, enregistrant deux victoires et quatre matchs nuls. En Coupe d’Afrique des nations, les deux équipes se sont croisées à deux reprises, en 1988 et en 2000, sans que les Congolais ne parviennent à trouver la faille dans la défense algérienne. Un élément psychologique non négligeable à l’approche d’un match à élimination directe.
Cependant, derrière ces statistiques rassurantes se cache un danger bien identifié : la redoutable efficacité des joueurs congolais du pied gauche. Les cinq buts inscrits par la RD Congo depuis le début de la CAN 2025 l’ont tous été avec le pied gauche, un détail devenu une véritable signature offensive. Quatre joueurs différents ont contribué à cette particularité, dont l’expérimenté Gaël Kakuta, auteur de deux buts et véritable chef d’orchestre du milieu congolais.
À 34 ans, Kakuta réalise une compétition remarquable. Lors de la phase de groupes, il a été impliqué dans l’intégralité des buts inscrits par son équipe lors d’un match décisif, confirmant son rôle central dans l’animation offensive. Sa capacité à se projeter, frapper de loin et orienter le jeu représente une menace constante pour la défense algérienne.
La RD Congo arrive également avec une régularité impressionnante dans les grands tournois. Qualifiée pour les phases finales de la CAN pour la cinquième fois consécutive depuis 2015, elle a su se forger une réputation d’équipe difficile à manœuvrer. Sur ses douze derniers matchs en Coupe d’Afrique, elle n’a concédé qu’une seule défaite dans le temps réglementaire, preuve de sa solidité collective.
Pour l’Algérie, ce match revêt une importance symbolique. Il s’agit de sa première apparition en phase à élimination directe depuis le sacre de 2019, un tournoi qui avait marqué l’apogée d’une génération. Une victoire face à la RD Congo permettrait non seulement de confirmer le renouveau actuel, mais aussi de tourner définitivement la page des désillusions récentes.
Face à une équipe congolaise disciplinée, efficace et redoutable dans les transitions, les Verts devront faire preuve de vigilance, notamment sur les frappes et débordements côté gauche. Dans ce duel aux multiples enjeux, chaque détail comptera, et les pieds gauches congolais pourraient bien constituer l’un des principaux défis à relever pour l’Algérie.

































