Algérie – Petkovic : deux jours après l’élimination de l’Algérie en quart de finale de la CAN 2025 face au Nigeria, la Fédération algérienne de football a choisi de reprendre la parole pour fixer un cap et apaiser un climat devenu électrique. Dans un communiqué officiel au ton mesuré, l’instance fédérale a d’abord pris acte du résultat sportif, tout en appelant à la retenue et à l’unité. « Tout en prenant acte du résultat sportif, la Fédération Algérienne de Football appelle l’ensemble des supporters algériens à demeurer solidaires et unis autour de notre Équipe nationale, engagée dans une phase de reconstruction et inscrite dans un processus de travail et de progression », indique le texte. Un message destiné à désamorcer la crispation et à rappeler que le projet sportif ne se résume pas à une seule rencontre, aussi douloureuse soit-elle.
Dans cette communication, la FAF a surtout tenu à envoyer un signal fort sur la gouvernance technique de la sélection. En saluant « l’engagement, le sérieux et la détermination » des joueurs et du staff tout au long de la compétition, la Fédération a implicitement mais clairement réaffirmé sa confiance en Vladimir Petkovic et à son encadrement. Aucun doute, aucune ambiguïté : la stabilité reste la ligne directrice. La FAF insiste sur la nécessité de s’inscrire dans la continuité, à l’approche d’une échéance jugée prioritaire. « Une échéance majeure se profile dans moins de cinq mois avec la Coupe du Monde de la FIFA, qui nécessite la mobilisation, la sérénité et le soutien de tous », rappelle le communiqué. Dans un contexte où les réactions à chaud appelaient parfois à des décisions radicales, l’instance fédérale assume un choix de long terme, considérant que la reconstruction engagée ne peut porter ses fruits sans temps ni cohérence.
Pour autant, cette posture apaisante n’a pas conduit la FAF à passer sous silence la polémique arbitrale née du match face au Nigeria. Le communiqué évoque sans détour « la prestation arbitrale constatée lors de la dernière rencontre, laquelle a suscité de nombreuses interrogations et une profonde incompréhension ». La Fédération estime que certaines décisions « ont porté atteinte à la crédibilité de l’arbitrage africain et ne contribuent en rien à la valorisation du football continental sur la scène internationale ». En conséquence, elle annonce avoir saisi officiellement la Confédération Africaine de Football (CAF) ainsi que la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), par le dépôt d’« une plainte formelle, accompagnée d’une demande d’ouverture d’enquête ». Une démarche institutionnelle assumée, présentée comme compatible avec le respect du résultat sportif et la reconnaissance du mérite de l’adversaire. En refermant son communiqué par des remerciements aux supporters, aux médias et aux autorités, la FAF trace une ligne claire : défendre les intérêts de la sélection, maintenir la confiance dans le staff et préparer l’avenir sans céder à l’émotion.
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