Amin Chiakha a visiblement changé de cap. L’attaquant international algérien a décidé de mettre entre parenthèses l’objectif immédiat de convaincre Vladimir Petkovic, en privilégiant désormais sa progression en club après une période marquée par des choix sportifs qui n’ont pas produit les effets escomptés.
À l’été dernier, Chiakha avait rejoint Vejle en prêt avec une idée claire : obtenir du temps de jeu pour renforcer ses chances d’intégrer durablement l’équipe nationale algérienne et participer à la Coupe d’Afrique des nations 2025. Malgré cette stratégie assumée, l’attaquant n’a pas été retenu par le sélectionneur pour la CAN, et son passage à Vejle s’est soldé par un bilan mitigé, avec seulement deux buts inscrits en Superliga danoise.
Un revers difficile à encaisser pour le joueur, qui a reconnu avoir traversé une phase de déception avant de rapidement se projeter vers la suite. Conscient que ses statistiques restaient insuffisantes pour prétendre à une convocation, Chiakha admet aujourd’hui que la concurrence et les exigences du haut niveau imposent une remise en question permanente. Dans ce contexte, il estime désormais que seule une progression tangible et durable en club pourra, à terme, rouvrir les portes de la sélection.
Son récent prêt de Copenhague à Rosenborg s’inscrit dans cette nouvelle logique. Contrairement à son choix précédent, ce transfert n’a pas été dicté par des considérations liées à l’équipe nationale. Le joueur a accepté de rejoindre un championnat dont la saison ne débute qu’au mois de mars, signe qu’il privilégie avant tout un projet sportif à moyen terme, axé sur son développement personnel et sa régularité.
Chiakha entend ainsi consacrer les prochains mois à se reconstruire sportivement, loin de toute pression liée à la sélection. S’il ne renonce pas à l’idée de disputer la Coupe du monde 2026 avec l’Algérie, il considère désormais que cette ambition ne peut être atteinte qu’indirectement, par des performances constantes en club plutôt que par une course immédiate à la convocation.
À 22 ans, l’attaquant semble avoir tiré les enseignements d’une expérience frustrante. Le message est clair : la priorité est donnée à sa carrière, à sa progression et à son efficacité sur le terrain. La sélection, elle, viendra – ou non – en conséquence. Pour Amin Chiakha, l’heure n’est plus à convaincre à tout prix, mais à grandir, match après match.
































