Algérie – Bencheikh – Petkovic : les mots d’Ali Bencheikh n’ont rien d’anodin lorsqu’il s’agit d’évoquer l’émergence d’Anis Hadj Moussa sous les couleurs de Feyenoord. Observateur averti, l’ancien international algérien a tenu à souligner, avec franchise, l’impact et la régularité du jeune ailier au cours de la saison en cours, estimant que son rendement dépasse désormais le simple cadre des promesses. Dans un contexte où la concurrence est féroce à chaque ligne de l’équipe nationale, Bencheikh assume une prise de position nette, convaincu que la dynamique actuelle du joueur l’installe parmi les options crédibles pour les grands rendez-vous à venir. À ses yeux, les performances affichées aux Pays-Bas traduisent une maturité tactique et une confiance technique rarement atteintes à ce stade de carrière.
Intervenant sur les ondes d’El Heddaf, Bencheikh n’a pas cherché à arrondir les angles. Il a déclaré sans détour : « De toute façon, il est impossible que Hadj Moussa reste sur le banc pendant la Coupe du monde. » Une affirmation forte, immédiatement suivie d’une projection claire sur l’organisation du jeu : « Hadj Moussa doit être titulaire au Mondial, et Mahrez peut jouer au milieu, en numéro 8. » Pour l’ancien meneur de jeu, la solution ne relève pas d’un pari, mais d’une lecture pragmatique des équilibres possibles. En insistant sur la complémentarité des profils, il a ajouté : « Le sélectionneur doit donner le côté droit à Hadj Moussa, parce qu’il est en forme depuis le début de la saison. » Ces propos, livrés sans détour, traduisent une conviction profonde : le moment est venu de bâtir autour des joueurs en pleine ascension, capables d’imprimer du rythme et de la verticalité.
Au-delà du débat individuel, cette sortie médiatique relance une réflexion plus large sur les choix à opérer par Vladimir Petkovic à l’approche des échéances internationales. Hadj Moussa, par son activité et sa capacité à déséquilibrer, offre une alternative crédible dans un registre moderne, où l’intensité et la projection rapide sont devenues essentielles. L’idée de repositionner Riyad Mahrez plus axialement, évoquée par Bencheikh, illustre aussi la volonté d’optimiser les ressources sans renier l’expérience. Si la décision finale appartiendra au sélectionneur, le message envoyé par l’ancien international est limpide : la hiérarchie doit rester ouverte et guidée par la forme du moment. Dans un groupe en reconstruction, l’audace maîtrisée pourrait bien faire la différence, et Hadj Moussa incarne aujourd’hui cette possibilité assumée.
























