Les faits remontent à la semaine
dernière, en marge du match Algérie–RD Congo disputé lors de la CAN 2025. Très
suivi sur des plateformes comme TikTok et Kick, le jeune influenceur avait publié une vidéo
dans laquelle il affirmait, sur le ton de l’humour, avoir « uriné
de peur » dans le stade de Rabat en cas de défaite de l’Algérie. En
réalité, il s’agissait, selon ses proches, d’un simple jus renversé, et non d’un acte
réel. La vidéo, pensée comme une plaisanterie, a cependant été
jugée provocatrice
par une partie des internautes.
Rapidement, les images ont
circulé à grande vitesse, relayées par plusieurs pages et comptes
marocains, ce qui a contribué à amplifier la controverse. Cette
diffusion massive aurait créé une pression en ligne importante
autour de Raouf Belkacemi, alimentant des rumeurs et des appels à
des sanctions. Dans ce climat tendu, des informations ont commencé
à évoquer une possible interpellation par les autorités
marocaines.
Selon la famille, c’est dans
ce contexte que l’influenceur a été arrêté, puis présenté devant le
parquet. L’affaire dépasse désormais le simple cadre des réseaux
sociaux et pose la question des limites de l’humour en ligne,
surtout lorsqu’il touche à des symboles sensibles ou à des
rivalités sportives et nationales.
En attendant les suites judiciaires, ses
proches insistent sur le fait qu’il s’agissait d’une blague mal
comprise, qui a pris une ampleur inattendue. L’opinion publique,
elle, reste divisée entre ceux qui dénoncent une provocation et
ceux qui estiment que la réaction a été disproportionnée au regard
des faits.