Algérie : À mesure que se rapproche la Coupe du monde 2026, la sélection d’Algérie avance avec des certitudes techniques, mais traîne encore un déséquilibre qui pourrait lui coûter cher au plus haut niveau : la gestion émotionnelle. Derrière des prestations globalement solides et une progression visible dans le jeu, un constat persiste, celui d’une équipe qui peine parfois à contenir son engagement lorsqu’elle est bousculée. Le récent match face à l’Uruguay, pourtant maîtrisé dans l’organisation, a mis en lumière cette fragilité. Quatre avertissements distribués aux joueurs algériens, avec des situations particulièrement limites pour Mohamed Amoura et Ramy Bensebaini, ont rappelé à quel point la frontière entre combativité et précipitation reste fine. Sans conséquence immédiate, certes, mais révélatrice d’un problème récurrent.
Ce manque de maîtrise ne date pas d’hier et s’inscrit dans une tendance observée lors des dernières grandes compétitions. Lors de la Coupe d’Afrique des nations, les Verts avaient déjà affiché une nervosité palpable dans les moments de tension. Face au Nigeria en quart de finale, la rencontre s’était jouée sous haute intensité, avec une accumulation de cartons qui avait fragilisé l’équilibre collectif. Le scénario s’était répété face à la RD Congo, où plusieurs avertissements, parfois évitables, étaient venus perturber la gestion du match. Ces séquences traduisent une difficulté à ajuster le curseur entre agressivité maîtrisée et excès, un détail qui, à ce niveau, devient souvent décisif. Car face à des sélections expérimentées, capables de provoquer et d’exploiter la moindre faille, ce type de comportement peut rapidement basculer en désavantage stratégique.
Dans cette optique, le sélectionneur Vladimir Petkovic se retrouve face à un chantier aussi mental que tactique. Si l’intensité et l’envie restent des piliers du jeu moderne, leur mauvaise gestion peut engendrer des conséquences lourdes dans un tournoi aussi exigeant qu’un Mondial. Accumulation de cartons, suspensions à des moments clés, désorganisation de l’équipe : autant de scénarios que l’Algérie devra impérativement éviter pour espérer franchir un cap en 2026. Face à des adversaires de très haut niveau, chaque détail compte, et la capacité à garder son sang-froid pourrait devenir un facteur déterminant. Plus que jamais, les Fennecs devront apprendre à canaliser leur énergie, car dans une compétition mondiale, une simple erreur de jugement peut suffire à faire basculer tout un parcours.
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