Dans le même temps, la CAF a annoncé un autre changement d’envergure, celui du rythme de la compétition. La CAN abandonnera son cycle biennal pour adopter une périodicité de quatre ans, se rapprochant ainsi du modèle de la Coupe du monde et d’autres grandes compétitions internationales. Ce choix vise à améliorer la planification des calendriers, souvent critiquée ces dernières années en raison des chevauchements avec les saisons européennes. Il s’agit également de permettre aux sélections nationales de mieux structurer leur préparation, tout en offrant aux joueurs des conditions plus favorables pour évoluer à leur meilleur niveau. En filigrane, cette réforme répond à une volonté d’harmonisation et de professionnalisation accrue du football africain, dans un contexte où les exigences du haut niveau ne cessent de croître.
Cette refonte s’inscrit dans la continuité des ajustements déjà opérés ces dernières années, notamment l’élargissement à 24 équipes en 2019, qui avait marqué un premier tournant. Avec 28 participants, la CAN franchit une nouvelle étape, qui ne manquera pas de susciter débats et interrogations quant à son impact sur la compétitivité et la qualité du spectacle. Les éliminatoires devront être repensés pour s’adapter à ce nouveau format, impliquant une phase de transition pour les fédérations, les organisateurs et l’ensemble des acteurs du football africain. Reste désormais à observer comment cette réforme sera mise en œuvre et quel sera son véritable effet sur la physionomie de la compétition. Une chose est certaine : la CAN version 2028 ne ressemblera plus à celle que l’on connaît aujourd’hui, ouvrant un nouveau chapitre dans l’histoire du football sur le continent.
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