Mais au-delà de cette démonstration collective, un autre élément est venu raviver les tensions, cette fois du côté marocain. Plusieurs internationaux évoluant sous les couleurs du Maroc ont été aperçus en train de réagir positivement aux publications sénégalaises, laissant des mentions d’approbation qui n’ont pas échappé aux observateurs. Dans un contexte déjà électrique, ces gestes, pourtant anodins dans le monde du football où les joueurs entretiennent souvent des relations transversales entre clubs et sélections, ont été interprétés par une partie du public comme un manque de solidarité nationale. Très vite, la polémique a pris de l’ampleur, alimentée par une frange de supporters particulièrement attentive à chaque détail lié à cette affaire, transformant un simple clic en symbole d’un malaise plus profond.
Sur les réseaux sociaux, les réactions n’ont pas tardé à se multiplier, parfois avec une virulence notable, illustrant à quel point cette affaire dépasse le terrain pour toucher à des notions d’identité et d’appartenance. « On passe notre temps à nous battre pour la justice et t’as des traîtres comme eux qui n’ont rien apporté à la sélection et qui s’en fichent », s’est emporté un supporter, résumant le sentiment de frustration qui traverse une partie du public. Certains vont même jusqu’à réclamer des sanctions sportives, estimant que ces attitudes ne sont pas compatibles avec l’engagement attendu au plus haut niveau. Cet épisode révèle ainsi une fracture entre la perception des joueurs, évoluant dans un univers globalisé où les liens dépassent les frontières, et celle des supporters, pour qui chaque geste prend une dimension symbolique forte. Plus que jamais, la CAN 2025 continue de produire ses effets bien au-delà du rectangle vert.
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