Algérie : Le témoignage de Carl Medjani résonne comme une plongée sincère dans les coulisses d’un parcours international marqué par les choix, les sacrifices et une fierté profondément ancrée. L’ancien défenseur des Verts est revenu, lors d’un entretien accordé à une chaîne YouTube, sur les circonstances qui l’ont conduit à représenter l’Algérie, un tournant déterminant dans sa carrière. Il se souvient notamment des premiers contacts établis avec la Fédération algérienne de football, dans la foulée de la qualification historique pour la Coupe du Monde 2010. « Ils m’ont dit qu’ils s’intéressaient à moi et qu’ils avaient besoin de sang neuf parmi les joueurs binationaux, une décision prise avant même la qualification », a-t-il confié, évoquant un projet structuré et réfléchi. À cette époque, Medjani évoluait en France, où son environnement professionnel et humain a joué un rôle clé dans sa réflexion.
Au fil des mois, l’idée de rejoindre la sélection algérienne a progressivement pris forme, nourrie par les échanges avec plusieurs cadres du groupe. Il cite notamment l’influence de Karim Ziani, avec qui il partageait le vestiaire, mais aussi les conseils de figures comme Rafik Saïfi et Yazid Mansouri. « Ils m’ont aidé à comprendre ce que représentait la sélection, et cette idée a grandi en moi au fil du temps », a-t-il expliqué. Lorsque la proposition officielle lui a été transmise, sa décision s’est imposée naturellement. « J’ai accepté avec plaisir, c’était un honneur pour moi et pour ma famille, pour honorer les origines de mon père et de ma grand-mère », a-t-il affirmé, soulignant la dimension personnelle et identitaire de ce choix. Malgré certaines difficultés initiales liées à son parcours et à son profil, il insiste sur sa capacité à s’imposer par le mérite : « Avec une mère française et un prénom comme Carl, ce n’était pas évident au début, mais j’ai prouvé ma valeur sur le terrain ».
Durant ses huit années passées sous le maillot national, Medjani a participé à deux Coupes du Monde et à plusieurs éditions de la CAN, allant jusqu’à porter le brassard de capitaine. Une période qu’il décrit comme la plus marquante de sa carrière. « Cette expérience est la plus grande fierté de ma vie », a-t-il déclaré, avant de revenir sur le moment fort de son parcours : le Mondial 2014. « C’était le sommet de ma carrière, le fruit de plusieurs années de travail », a-t-il rappelé, évoquant également les opportunités que cette performance lui a offertes par la suite. S’il reconnaît l’importance du titre continental remporté en 2019, il estime que l’épopée face à l’Allemagne reste gravée dans les mémoires. « Les gens se souviennent plus du match contre l’Allemagne que du titre de 2019, parce que nous avons surpris tout le monde », a-t-il analysé. En conclusion, Medjani insiste sur les sacrifices consentis : « La sélection était comme le plus grand club du monde pour moi, j’ai fait des sacrifices, parfois au détriment de ma carrière et de ma vie personnelle, mais rien n’est plus beau que de représenter son pays ».
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