Équipe d’Algérie – CAN : À la veille du rendez-vous amical face au Guatemala, la sélection algérienne avance avec un discours résolument tourné vers l’avenir, porté notamment par deux de ses cadres offensifs, Amine Gouiri et Houssem Aouar. Présents devant les médias à Gênes, les deux internationaux ont affiché une volonté commune : tourner la page des frustrations passées et se projeter pleinement vers les échéances à venir, avec en ligne de mire la Coupe du Monde 2026. Pour Gouiri, ce retour en sélection a une saveur particulière après une absence remarquée lors de la dernière compétition continentale : « C’est vrai que c’est une compétition que j’ai voulu jouer à tout prix, mais ça fait partie du football. Aujourd’hui, je suis très content de revenir ». Une déclaration qui traduit autant une forme de soulagement qu’une détermination renouvelée à s’imposer durablement dans le projet des Verts. Dans la continuité, il a insisté sur l’importance de ces rencontres amicales : « On a deux matchs pour préparer la Coupe du monde, inchallah. On espère faire de belles prestations ».
Dans le même esprit, Houssem Aouar, également absent lors du dernier tournoi en raison d’une blessure, a évoqué avec lucidité cette période délicate, tout en affichant un discours empreint de maturité. « C’est toujours décevant de rater une compétition, j’avais à cœur d’y participer. Mais l’essentiel maintenant, c’est de bien se préparer pour les grandes échéances. Essayer d’avoir le maximum de certitudes pour l’avenir, notamment la Coupe du monde. Il faut prouver qu’on peut aider cette équipe ». Au-delà des performances individuelles, les deux joueurs ont insisté sur leur rôle dans un groupe en pleine évolution, marqué par l’intégration de nombreux nouveaux éléments. Gouiri n’a pas hésité à assumer cette responsabilité : « On fait partie des anciens, donc on est là pour les aider, les accompagner et leur apporter notre expérience ». Un rôle que partage pleinement Aouar, soulignant la nécessité de faciliter l’intégration des nouveaux venus dans un environnement exigeant.
Cette dynamique collective repose également sur une concurrence assumée et perçue comme un moteur de progression. Les deux internationaux ont tenu à rappeler que cette exigence fait partie intégrante du haut niveau. « La concurrence fait partie du football. On joue pour un pays, donc celui qui est sur le terrain doit tout donner. C’est une concurrence saine qui permet d’élever le niveau de tous les joueurs et la sélection », a expliqué Gouiri, rejoint par Aouar : « On est en concurrence toute l’année avec nos clubs pour être sélectionnés. C’est quelque chose de normal dans le football et même bénéfique ». Enfin, conscients du soutien indéfectible des supporters algériens, les deux joueurs ont lancé un appel appuyé au public attendu en Italie. « On les attend nombreux pour créer une ambiance de folie et leur offrir des victoires », a déclaré Gouiri, tandis qu’Aouar concluait avec lucidité : « On sait qu’ils sont toujours derrière nous. À nous de faire de bonnes prestations pour être à la hauteur ». Une manière de rappeler que, dans cette phase de reconstruction, l’unité entre le groupe et ses supporters pourrait jouer un rôle déterminant.
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