Algérie – France : à peine installé sur le banc du Paris FC, Antoine Kombouaré n’a pas tardé à imprimer sa marque. Après la rencontre face à l’OGC Nice, le technicien kanak a clarifié un point sensible du vestiaire : l’identité du capitaine pour la fin de saison. Interrogé sur la possibilité de voir l’international algérien Ilan Kebbal conserver le numéro 10 tout en héritant du brassard, Kombouaré a tranché sans détour : « Numéro 10 oui, mais capitaine, arrête de rêver ». Une réponse sèche, presque brutale, qui en dit long sur la hiérarchie qu’il entend instaurer. Si Kebbal demeure un élément central du projet sportif, le message envoyé est limpide : le leadership officiel ne lui reviendra pas.
Dans les faits, le milieu offensif algérien poursuivra bien sa saison avec le numéro 10 sur le dos, un rôle qu’il occupe cette année dans un registre plus axial, après avoir longtemps évolué comme ailier droit sous les ordres de Stéphane Gilli. Mais pour le brassard, Kombouaré a fait un autre choix en le confiant au Français Pierre Lees-Melou (et non Lemilo), préférant s’appuyer sur un profil jugé plus en phase avec sa vision du vestiaire. Cette décision intervient alors que Kebbal avait déjà assuré l’intérim en l’absence du capitaine désigné Maxime Lopez. Un changement de cap qui rappelle certains précédents vécus par d’autres internationaux algériens en France, à l’image de Jaouen Hadjam à Nantes, confronté lui aussi à une situation délicate durant le mois de Ramadan.
Sur le plan purement sportif, la décision n’efface en rien le poids d’Ilan Kebbal dans la saison du Paris FC. Avec huit buts et cinq passes décisives en vingt-cinq apparitions, il demeure le joueur le plus décisif de l’effectif parisien. Son repositionnement en meneur de jeu lui a permis d’exprimer davantage sa créativité et sa qualité de dernière passe, faisant de lui la pièce maîtresse du secteur offensif. Le message de Kombouaré ne remet donc pas en cause son importance sur le terrain, mais redéfinit clairement les contours du leadership interne. À l’approche du sprint final, le Paris FC joue gros, et chaque décision forte vise à instaurer une dynamique nouvelle. Pour Kebbal, le défi est désormais clair : continuer à répondre par les performances, prouver que son influence dépasse le brassard, et confirmer qu’il reste l’atout majeur d’un club encore en quête de stabilité et d’ambition.































