Algérie : le football africain s’apprête à
franchir un nouveau cap sur le plan économique. La Confédération
africaine de football a décidé d’augmenter de manière significative
les dotations financières de ses deux principales compétitions
interclubs, la Ligue des champions et la Coupe de la Confédération.
Cette décision intervient à un moment clé de la saison, alors que
les phases finales des tournois continentaux approchent et que les
clubs engagés mesurent plus que jamais l’importance des revenus
générés par leurs performances sportives. L’objectif de cette
revalorisation est clair : renforcer l’attractivité des
compétitions africaines et offrir aux clubs des moyens financiers
plus solides pour se développer. Dans un contexte où les formations
du continent cherchent à rivaliser avec d’autres ligues en matière
de structuration et de stabilité économique, cette hausse des
primes constitue un signal fort envoyé par l’instance dirigeante du
football africain.
La Ligue des champions
africaine bénéficie de la hausse la plus spectaculaire. À partir de
la saison 2025/2026, le club sacré champion du continent percevra
une prime de six millions de dollars, contre quatre millions
auparavant, soit une augmentation de 50 %. Une évolution qui
confirme la volonté de la CAF de donner davantage de poids
économique à sa compétition phare. Le finaliste recevra pour sa
part deux millions de dollars, tandis que les clubs atteignant les
demi-finales se verront attribuer une dotation de 1,2 million de
dollars. Les équipes éliminées en quarts de finale toucheront quant
à elles 900 000 dollars. Même les formations qui terminent
troisièmes ou quatrièmes de leur groupe lors de la phase initiale
bénéficieront désormais d’une récompense financière estimée à 700
000 dollars. Ces montants représentent un niveau inédit pour les
compétitions africaines et illustrent la progression économique du
football sur le continent.
La Coupe de la Confédération
n’est pas en reste et connaît elle aussi une augmentation
importante de ses récompenses. La prime attribuée au vainqueur est
tout simplement doublée, passant de deux à quatre millions de
dollars, tandis que le finaliste recevra un million de dollars. Les
demi-finalistes toucheront environ 750 000 dollars et les quarts de
finalistes 550 000 dollars. Les clubs éliminés lors de la phase de
groupes pourront eux aussi compter sur une compensation financière
estimée à 400 000 dollars. Pour plusieurs équipes africaines, ces
montants peuvent transformer profondément la gestion sportive et
économique d’un club. Cette évolution représente également une
excellente nouvelle pour l’Algérie, qui compte encore deux
représentants en Coupe de la Confédération cette saison : le CR
Belouizdad et l’USM Alger. Dans un environnement où les ressources
financières jouent un rôle de plus en plus déterminant dans la
compétitivité des clubs, ces nouvelles primes pourraient offrir aux
équipes africaines des perspectives inédites en matière de
développement, de recrutement et d’investissement dans leurs
infrastructures.
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