La belle dynamique d’Al Shabab FC en championnat saoudien est légèrement assombrie par une tension interne qui ne passe pas inaperçue. Arrivé récemment sur le banc du club, Noureddine Zekri a pourtant réussi des débuts convaincants en enchaînant deux victoires consécutives en Saudi Pro League. La dernière en date, acquise face à Al Riyadh SC (3-1), semblait confirmer la bonne entame de l’entraîneur algérien.
Ce succès a été marqué par le triplé de Yannick Carrasco, auteur d’une prestation éclatante. Mais derrière cette performance, un épisode a retenu l’attention et provoqué un malaise visible sur la pelouse. À la 24e minute de jeu, alors qu’Al Shabab obtient un penalty, Abderrazak Hamdallah s’empare du ballon avec l’intention claire de le tirer.
Le scénario semblait pourtant écrit à l’avance. Selon la hiérarchie établie par le staff technique, le tireur désigné n’était autre que Carrasco. Fidèle à ses principes, Zekri intervient immédiatement depuis sa zone technique pour rappeler la consigne. Le message est clair : pas de passe-droit, même pour un attaquant de renom.
La réaction d’Hamdallah ne tarde pas. Gestes d’agacement, discussions animées, langage corporel explicite : le buteur marocain affiche son mécontentement. Derrière cette frustration se cache un enjeu personnel majeur. Avec 152 buts inscrits en championnat saoudien, il poursuit un objectif symbolique : rattraper, voire dépasser, Omar Al Somah, référence historique de la compétition avec 160 réalisations, aujourd’hui joueur d’Al Hazem FC.
Dans ce contexte, chaque penalty représente une opportunité précieuse d’améliorer ses statistiques. Mais pour Zekri, la priorité reste l’équilibre collectif et le respect des rôles définis. En maintenant Carrasco comme tireur attitré, le technicien algérien a voulu envoyer un signal fort : la discipline tactique prime sur les ambitions individuelles.
Si l’incident n’a pas empêché Al Shabab de s’imposer, il soulève néanmoins des interrogations sur la gestion future du vestiaire. Hamdallah est connu pour son tempérament affirmé, tout comme Zekri, entraîneur réputé pour son caractère bien trempé et son exigence. La cohabitation entre deux personnalités aussi fortes pourrait devenir un facteur de tension si la situation n’est pas rapidement apaisée.
Des rumeurs circulent déjà autour d’un possible malaise durable, voire d’une envie de départ du côté du buteur marocain. Rien d’officiel à ce stade, mais l’épisode du penalty a mis en lumière une fragilité potentielle dans l’équilibre interne du groupe.
Pour la direction d’Al Shabab, l’enjeu est désormais clair : préserver la dynamique sportive tout en évitant que les ambitions personnelles ne perturbent l’harmonie collective. Le début de mandat de Zekri est prometteur sur le plan des résultats. Reste à savoir si l’incident restera anecdotique ou s’il marquera le point de départ d’un bras de fer plus profond au sein du club saoudien.































