Le jeune attaquant algérien Badredine Bouanani voit ses rêves de Coupe du monde 2026 s’éloigner progressivement, malgré son talent indéniable et sa percée prometteuse. Arrivé en Allemagne pour rejoindre le VfB Stuttgart, l’attaquant de 21 ans peine à trouver sa place dans un club performant tant en Bundesliga qu’en Europa League, et son rôle en équipe nationale semble désormais compromis.
Depuis son arrivée à Stuttgart, Bouanani n’a pas réussi à s’imposer dans le onze de départ. Le club, actuellement en pleine forme et occupant une position qui pourrait lui permettre de se qualifier pour la Ligue des champions la saison prochaine, ne lui offre que très peu de minutes de jeu, même lorsque l’équipe domine largement ses adversaires. La concurrence est féroce sur le flanc droit de l’attaque, où l’Algérien doit rivaliser avec des joueurs confirmés et expérimentés. Le poste de milieu offensif droit, qui était sa spécialité, est aujourd’hui occupé par des éléments qui jouissent de la confiance totale de l’entraîneur et de performances constantes, rendant toute percée pour Bouanani extrêmement difficile.
En plus de cette concurrence interne, son absence de temps de jeu affecte sa visibilité et sa préparation physique pour les échéances internationales. Avec des joueurs comme Anis Hadj Moussa de Feyenoord et Ilan Kebbal du Paris FC également en lice pour le même poste, la bataille pour le flanc droit devient presque insurmontable. À 21 ans, Bouanani reste encore jeune, mais le temps presse pour qu’il fasse ses preuves avant la Coupe du monde 2026.
Malgré ces difficultés, Bouanani reste optimiste. Dans ses dernières déclarations publiques, il a exprimé son souhait ardent de faire partie du voyage vers la compétition mondiale. Cependant, la réalité semble plus complexe. Son intégration dans le groupe pour le prochain rassemblement de mars n’est pas envisageable pour le moment, et son accès à la Coupe du monde nécessite une véritable « miracle ». Cela implique non seulement de retrouver une place régulière à Stuttgart, mais aussi de devenir un joueur clé capable d’apporter buts et passes décisives de manière constante.
Le parcours de Bouanani n’a pas été facile depuis ses débuts professionnels. Avant son arrivée en Allemagne, il avait connu des moments délicats à Nice, en France, où le manque de temps de jeu et le rôle limité dans l’équipe avaient freiné sa progression. Sa situation à Stuttgart semble encore plus compliquée, malgré les performances solides du club, qui occupe actuellement une place dans le top 4 de la Bundesliga, derrière des géants comme le Bayern Munich, Borussia Dortmund et Hoffenheim. Le club a également brillé en Europa League, s’assurant une qualification pour les phases finales après une victoire 3-0 à l’extérieur lors du match de barrage. Ces succès collectifs, bien qu’encourageants pour l’équipe, n’ont pas profité à Bouanani sur le plan individuel.
Alors que la saison de Bundesliga touche à sa fin, la question de l’avenir immédiat de Bouanani se pose avec acuité. Une solution envisagée par certains observateurs serait un transfert vers un autre club, notamment en Turquie, où les équipes apprécient les joueurs techniques formés en Allemagne. Une telle opportunité pourrait offrir à Bouanani le temps de jeu nécessaire pour se développer et maintenir ses chances d’intégrer l’équipe nationale lors des prochaines grandes compétitions.
L’histoire de Bouanani illustre les défis auxquels sont confrontés de nombreux jeunes talents algériens à l’étranger : briller dans des clubs européens compétitifs tout en restant visible pour la sélection nationale. Malgré les obstacles, son potentiel reste intact, et beaucoup s’accordent à dire qu’avec un choix stratégique de club et de temps de jeu, Bouanani pourrait encore réaliser ses ambitions et, pourquoi pas, se faire un nom lors de la Coupe du monde à venir.

































