La préparation de l’équipe nationale d’Algérie pour la Coupe du Monde 2026 suscite déjà de nombreuses discussions, notamment autour du choix des adversaires lors des matchs amicaux prévus en mars prochain. La sélection algérienne affrontera la Guatémala le 27 mars à Gênes, avant de se mesurer à l’Uruguay le 31 mars à Turin. Ce choix, qui a été vivement critiqué par certains supporters et observateurs, répond toutefois à une stratégie bien définie de l’entraîneur Vladimir Petkovic.
La controverse autour du match face à la Guatémala tient au niveau perçu de l’adversaire. De nombreux fans ont jugé que ce type de confrontation ne correspondait pas à la stature d’une équipe algérienne regorgeant de talents évoluant dans les grands championnats européens. Certains ont même qualifié cette sélection d’adversaire de “faible” et “non classée”, estimant qu’elle ne constituerait pas un véritable test avant le Mondial. Pourtant, selon les informations révélées par Winwin, cette rencontre a été pensée précisément pour permettre au staff technique d’expérimenter certains aspects tactiques et d’évaluer des joueurs qui pourraient intégrer la composition de base pour le tournoi.
Selon Winwin, Petkovic aurait en effet demandé que le stage de mars inclue à la fois une confrontation contre un adversaire fort et une rencontre contre une équipe de niveau inférieur. La logique est simple : le match contre l’Uruguay servira à jauger la compétitivité et la solidité de l’équipe face à un adversaire sérieux, tandis que le match contre la Guatémala permettra de tester de nouvelles idées tactiques dans un contexte plus contrôlé, avec moins de pression. Cette approche, comme le souligne Winwin, n’est pas inhabituelle : de nombreux entraîneurs de sélections nationales, y compris africaines et européennes, utilisent des matchs amicaux de niveaux variés pour préparer au mieux leurs équipes avant des compétitions internationales majeures.
La planification de ce stage n’a pas été sans difficulté. Le calendrier des rencontres internationales et la disponibilité des différentes sélections ont posé un vrai défi logistique. Le même source de Winwin rapporte que des problèmes de licences et la coordination avec plusieurs équipes ont compliqué la programmation, rendant difficile l’organisation de deux matchs amicaux au même endroit et dans le même laps de temps. Malgré ces contraintes, la Fédération algérienne a réussi à finaliser le programme, garantissant à Petkovic la possibilité de tester ses joueurs dans des conditions optimales.
Cette stratégie s’inscrit dans une tendance observée chez d’autres équipes africaines : la Tunisie, par exemple, affrontera le Canada et Haïti, tandis que le Sénégal, champion d’Afrique, jouera contre la Gambie et le Pérou, deux équipes n’ayant pas décroché leur qualification pour le Mondial. L’objectif est clair : varier les adversaires pour préparer différents scénarios de jeu et affiner les choix tactiques avant le tournoi.
Pour l’Algérie, l’enjeu est double. D’une part, il s’agit de préparer une équipe capable de rivaliser avec les meilleurs, mais aussi de donner du temps de jeu à certains joueurs et de tester de nouvelles combinaisons sur le terrain. D’autre part, ces rencontres permettent à l’encadrement technique d’observer la cohésion du groupe et d’anticiper les éventuels ajustements avant les matchs officiels. Comme le souligne Winwin, cette démarche, bien que critiquée par certains fans, est réfléchie et s’inscrit dans une préparation méthodique en vue du Mondial.
Ainsi, malgré les critiques suscitées par le choix de la Guatémala, l’équipe nationale algérienne aborde ce stage de mars avec un plan clair, cherchant à allier test tactique et compétitivité. Ces matchs amicaux devraient permettre à Petkovic de mieux cerner ses forces et ses options pour composer la meilleure équipe possible en novembre prochain, lorsque les regards du monde entier seront tournés vers les étoiles du football algérien.
































