JSK : la JS Kabylie a officiellement ouvert une
nouvelle page de son histoire administrative. Fraîchement installé
à la tête du Conseil d’administration du club, Adel Boudedja s’est
présenté devant la presse cette semaine avec un discours ambitieux
et une feuille de route qu’il promet structurée, mais dont
l’application réelle ne débuterait, selon ses propres mots, qu’à
partir de septembre prochain, avec la saison 2026-2027. Une annonce
qui a immédiatement suscité des réactions mitigées, tant l’urgence
sportive actuelle contraste avec ce calendrier à long terme. Dans
une période où la JSK navigue entre pression populaire et
instabilité interne, cette sortie médiatique avait pour objectif de
rassurer… mais elle a aussi réveillé le scepticisme d’une partie
des supporters, lassés par les déclarations sans effets
immédiats.
Car sur le terrain, le constat
est lourd. Vice-championne d’Algérie lors de l’exercice précédent,
la JS Kabylie a vécu une campagne africaine difficile en Ligue des
champions CAF, quittant la compétition dès la phase de groupes sans
la moindre victoire. Six matchs, trois défaites et trois nuls : un
bilan insuffisant pour un club censé incarner le prestige et la
régularité au niveau continental. Cette élimination précoce a
accentué le malaise, surtout après un mercato estival coûteux,
censé offrir au club une autre dimension. Le tout dans un
environnement secoué par des changements successifs, aussi bien
dans les bureaux que dans la gestion sportive, sous la tutelle de
Mobilis. Après le départ d’El Hadi Ould Ali, Boudedja, déjà
impliqué dans la gestion depuis plusieurs mois, a été
officiellement installé le 3 février, avec l’image d’un homme
proche des rouages mais peu connu du grand public
footballistique.
Lors de sa conférence de
presse, le nouveau président a insisté sur la nécessité de
moderniser le club, de restructurer son fonctionnement et surtout
de relancer la formation, un axe qu’il juge central dans l’identité
de la JSK. Il promet d’ailleurs que les résultats de cette
politique seront visibles dans un délai de quatre ans. Sur le plan
sportif, il a confirmé le maintien de Josef Zinnbauer sur le banc
malgré les critiques, tout en affichant une ambition prudente : «
Je veux jouer le titre, mais le véritable objectif à ne pas rater
est de terminer la saison à la meilleure place possible ». Il a
également annoncé que « après l’Aïd, l’application officielle du
club sera bel et bien lancée », et évoqué des discussions autour de
la gestion du stade Hocine Aït Ahmed afin d’améliorer les
ressources et l’autonomie financière. Concernant les dettes, il
assure que le club est à jour et promet une clarification avec les
créanciers. Reste désormais à voir si ces mots se traduiront enfin
en actes, dans un club où la patience s’érode plus vite que les
promesses ne s’empilent.
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