Selon Compétition, des
discussions auraient déjà été entamées entre la FAF et le
sélectionneur afin de prolonger son contrat. La même source évoque
même une réunion entre Petković et le président Walid Sadi, au
cours de laquelle une offre officielle aurait été présentée au
coach. Si la fédération souhaite avancer vite, Petković, lui,
préférerait prendre du recul avant de trancher. Toujours selon ces
informations, le sélectionneur aurait demandé un délai de
réflexion, une attitude qui correspond à son profil : méthodique,
prudent et peu porté sur les décisions émotionnelles. Ce temps de
réflexion pourrait aussi être interprété comme une volonté de
clarifier certains aspects du projet : moyens mis à disposition,
organisation interne, préparation des stages, mais aussi marges de
manœuvre sur la construction du groupe. Car à ce niveau, la
stabilité ne se décrète pas uniquement sur un contrat : elle se
bâtit sur un cadre de travail solide et une cohérence entre les
ambitions et les outils disponibles.
Sur le plan sportif, les
chiffres parlent pour lui. Petković affiche un bilan impressionnant
depuis son arrivée, avec 19 victoires, 3 matchs nuls et seulement 3
défaites. Un rendement qui a permis aux Verts de retrouver une
dynamique, une rigueur collective et surtout une certaine
crédibilité face aux adversaires de haut niveau. Son travail est
apprécié pour sa capacité à moderniser l’équipe, à redistribuer les
rôles et à installer une discipline tactique plus nette. Dans un
environnement où la pression populaire reste constante, ce type de
résultats donne forcément du poids à l’idée d’un prolongement,
surtout lorsque l’objectif est de construire une sélection
compétitive sur la durée.
En attendant, Petković devrait
bien diriger les prochains matchs amicaux de mars, avec deux
oppositions qui s’annoncent intéressantes. L’Uruguay et le
Guatemala seraient pressentis pour affronter l’Algérie à Turin, une
double affiche qui offrirait un test contrasté : une nation
sud-américaine réputée pour son intensité, puis une équipe plus
atypique, mais souvent difficile à manœuvrer. Des rendez-vous qui
pourraient aussi servir de vitrine, à un moment où la FAF semble
vouloir envoyer un message clair : l’Algérie veut avancer, et elle
veut le faire avec Petković aux commandes.
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l’Algérie