Alors que le mois sacré du Ramadan approche, Rayan Aït-Nouri, latéral gauche de Manchester City, pourra bénéficier d’un dispositif inédit mis en place par la Football Association. À compter de cette semaine, les joueurs musulmans évoluant en Premier League auront la possibilité de suspendre temporairement leur participation sur le terrain au moment de l’adhan du soir, afin de rompre le jeûne et de s’hydrater, avant de reprendre le cours normal du match.
Cette décision, annoncée lundi, s’applique à toutes les rencontres officielles de championnat et marque une adaptation importante des instances anglaises aux pratiques religieuses de leurs joueurs. Concrètement, l’arbitre central est désormais habilité à interrompre brièvement le jeu à des moments précis : avant une faute, un corner, une touche ou un coup de pied de but. Cette pause, souvent de quelques secondes, permettra aux joueurs concernés de boire de l’eau, de consommer des dattes ou tout autre aliment léger, puis de reprendre immédiatement l’action.
Pour Aït-Nouri, cette mesure tombe à point nommé. Le jeune international algérien sera concerné par quatre rencontres de Premier League au cours du mois de jeûne. La moitié de ces matchs se déroulera pendant la journée, en plein jeûne, tandis que l’autre moitié se jouera après le coucher du soleil. Cette organisation permettra à Aït-Nouri et à ses coéquipiers de maintenir un équilibre entre leurs obligations religieuses et leur engagement sportif, un compromis longtemps attendu par les joueurs musulmans évoluant en Angleterre.
L’impact de cette décision va au-delà de la simple commodité pour les joueurs. Elle reflète également une reconnaissance officielle de la diversité religieuse dans le football anglais et un effort pour créer un environnement inclusif. Les entraîneurs et les staffs techniques pourront désormais planifier la préparation physique et tactique des joueurs en tenant compte de ces pauses, tout en garantissant l’équité et la continuité du match. Pour Manchester City, club habitué à gérer des effectifs multiculturels et multiconfessionnels, ce dispositif devrait faciliter l’intégration et le bien-être de ses joueurs tout en limitant le stress lié au jeûne pendant des rencontres exigeantes.
Pour Aït-Nouri, latéral connu pour sa capacité à combiner solidité défensive et contributions offensives, le maintien d’une bonne hydratation et énergie pendant le Ramadan sera crucial. Ces ajustements lui permettront de rester performant sur le terrain, d’assurer des montées sur son flanc gauche et de continuer à apporter son soutien offensif et défensif à l’équipe, sans compromettre sa pratique religieuse.
Cette initiative pourrait également servir de modèle pour d’autres championnats européens et clubs internationaux, où de nombreux joueurs musulmans sont confrontés au même dilemme chaque année. Elle montre que le football peut s’adapter aux besoins culturels et religieux de ses athlètes tout en maintenant le haut niveau de compétition attendu par les supporters et les médias.































