L’avenir de Walid Regragui sur le banc du Maroc continue d’alimenter les interrogations, malgré les démentis officiels et les tentatives de calmer les rumeurs. Toujours en poste à la tête des Lions de l’Atlas, le technicien marocain se retrouverait pourtant au centre d’un dossier sensible, où les signaux en coulisses ne seraient plus aussi rassurants qu’auparavant. Selon plusieurs indiscrétions, Regragui aurait fait part à certains décideurs de son désir de ne pas s’éterniser à la tête de la sélection, dans un contexte où les attentes autour du Maroc restent immenses depuis l’épopée historique de la Coupe du monde 2022. À 50 ans, le sélectionneur, devenu figure emblématique du football marocain moderne, serait ainsi partagé entre la volonté de poursuivre son œuvre et l’idée de préparer une sortie maîtrisée, sans provoquer de rupture brutale.
Dans cette logique, un élément central reviendrait régulièrement dans les discussions : la Coupe du monde 2026. Regragui pourrait continuer au moins jusqu’à ce rendez-vous planétaire, prévu du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique, afin de boucler un cycle complet. Mais au-delà de cette échéance, le sélectionneur aurait fixé une condition non négociable pour envisager un départ dans un climat apaisé. Selon les informations relayées, Regragui souhaiterait obtenir la garantie que son successeur soit un profil à la hauteur du projet marocain et des ambitions affichées. Autrement dit, il ne voudrait pas quitter son poste en laissant derrière lui une transition improvisée ou un choix contesté. Cette exigence révèle autant son attachement à la continuité sportive qu’une conscience aiguë du contexte : au Maroc, le poste de sélectionneur est l’un des plus exposés du continent, et la moindre erreur de casting peut provoquer une tempête médiatique.
Ce dossier prend d’autant plus d’ampleur que Regragui aurait déjà eu, ces derniers mois, un rôle influent dans l’organisation globale du football marocain. D’après plusieurs sources, le sélectionneur disposerait d’un droit de regard important sur certaines décisions stratégiques liées aux équipes nationales. Il serait notamment associé à des choix récents, comme l’arrivée de Tarik Sektioui à la tête de la sélection A’ ou encore la nomination de Mohamed Ouahbi avec les équipes de jeunes, preuve que la Fédération cherche à installer une logique de cohérence entre les différentes catégories. Dans ce contexte, l’idée d’un départ de Regragui ne serait pas seulement un changement d’entraîneur, mais une décision structurante, susceptible d’impacter l’ensemble du projet sportif marocain.
Pour l’instant, aucune annonce officielle ne confirme un scénario de rupture imminente, mais la question n’est plus taboue. Le Maroc avance avec une ambition claire : rester parmi les grandes puissances africaines et se présenter au Mondial 2026 avec un effectif compétitif et stable. Or, cette stabilité dépend en grande partie du leadership sur le banc. Regragui, lui, semble vouloir garder la main sur son héritage, quitte à conditionner son départ à une succession solide. Un signe que, même dans l’incertitude, le technicien ne veut pas laisser place au hasard.
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