JSK : la JS Kabylie (JSK) traverse une période qui ressemble de plus en plus à une chute brutale, presque inévitable, tant les signaux d’alerte se multiplient depuis plusieurs semaines. Après un début de saison jugé encourageant, le club kabyle a progressivement perdu ses repères, jusqu’à se retrouver aujourd’hui dans une situation préoccupante sur tous les tableaux. Éliminée de la Ligue des champions de la CAF, sortie prématurément de la Coupe d’Algérie et désormais distancée dans la course au titre en championnat, la JSK voit ses ambitions se réduire à un objectif minimal : accrocher une place qualificative pour une compétition continentale la saison prochaine. Un scénario frustrant pour un club au passé immense, dont l’exigence populaire ne tolère ni stagnation ni excuses. Et dans ce contexte, la patience des supporters s’effrite, tout comme la confiance accordée au technicien allemand Josef Zinnbauer, de plus en plus contesté.
Le déplacement en Tanzanie, dimanche soir, devait permettre aux Canaris de sauver l’honneur, mais il a finalement accentué la sensation d’échec collectif. Face aux Young Africans, lors de la sixième et dernière journée de la phase de groupes, la JSK n’avait déjà plus rien à jouer sportivement, si ce n’est éviter une humiliation et conclure dignement une campagne continentale ratée. Sur la pelouse du stade Amaan, à Zanzibar, les Tanzaniens ont imposé leur rythme, leur intensité et leur maîtrise tactique, infligeant une lourde défaite (3-0) à une JSK dépassée dans tous les compartiments. Ce résultat vient clore un bilan alarmant : six matches, trois nuls, trois défaites, aucune victoire. Une statistique froide, mais terriblement révélatrice d’une équipe incapable de répondre aux exigences de la scène africaine. Plus inquiétant encore, la JSK a semblé résignée, sans véritable réaction, comme si la dynamique négative avait fini par s’installer dans les têtes.
Après le coup de sifflet final, la tension a atteint un niveau rarement vu ces derniers mois. Des supporters kabyles présents sur place ont attendu Josef Zinnbauer à la sortie du stade pour l’interpeller, et l’échange a rapidement dégénéré. Selon plusieurs témoins, des propos virulents ont été lancés, provoquant une altercation verbale impliquant le coach allemand et son adjoint. Ce moment de crispation illustre l’état de rupture qui menace de s’installer entre l’équipe et son public, un phénomène toujours dangereux pour un club dont l’identité repose sur une relation passionnelle avec ses supporters. À la JSK, l’histoire ne pardonne pas longtemps les saisons sans titre, et l’écart entre le prestige du club et ses résultats actuels devient difficile à supporter.
Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives. Mobilis, actionnaire majoritaire, a récemment procédé à des changements au niveau administratif, ce qui laisse présager des décisions fortes à venir. Dans un club où la crise sportive se double désormais d’une crise de confiance, l’avenir de Zinnbauer pourrait être directement remis en question. Pour la JSK, le temps presse : il faut une réaction immédiate, car à ce rythme, même la qualification continentale, devenue le dernier objectif réaliste, risque de s’éloigner.
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