L’ailier de l’équipe d’Algérie Badredine Bouanani vit actuellement une période difficile avec le VfB Stuttgart, et son début d’année 2026 illustre parfaitement les défis auxquels il est confronté. Arrivé en provenance de l’OGC Nice l’été dernier, Bouanani avait montré de belles promesses dès ses premiers matchs, s’adaptant rapidement à son nouvel environnement et inscrivant même son premier but avec le club allemand. Cependant, les dernières semaines ont révélé un net ralentissement dans sa progression et une utilisation limitée par l’entraîneur Sebastian Hoeneß.
Depuis le début de l’année, sur dix rencontres toutes compétitions confondues, Bouanani n’a accumulé que 237 minutes de jeu, soit une moyenne d’environ 24 minutes par match. Cinq fois non utilisé, deux titularisations seulement et trois entrées en fin de rencontre, le joueur peine à trouver un rythme régulier et n’a inscrit aucune action décisive. Ces chiffres contrastent avec ses performances plus prometteuses en Ligue Europa, où il compte deux buts et une passe décisive, mais qui ne compensent pas son manque d’impact en Bundesliga. Cette situation met en lumière les difficultés qu’un jeune joueur peut rencontrer lorsqu’il doit s’adapter à un nouveau championnat et à des exigences tactiques élevées.
Bouanani, formé au LOSC Lille, dispose néanmoins d’un contrat longue durée avec Stuttgart, valable jusqu’en juin 2030, ce qui lui offre une marge de manœuvre pour retrouver confiance et régularité. L’international algérien sait qu’il doit rapidement hausser son niveau pour convaincre son entraîneur et s’affirmer au sein d’une équipe qui reste compétitive sur tous les fronts, engagée à la fois en Bundesliga, en Coupe d’Allemagne et en Ligue Europa. Le travail quotidien avec Hoeneß et son staff technique demeure crucial pour l’aider à surmonter cette phase délicate.
Cette période plus discrète n’affecte pas seulement sa situation en club. En sélection nationale, où la concurrence est forte, Bouanani doit également prouver qu’il peut rester un atout fiable pour l’équipe algérienne. Son rôle, aujourd’hui plus fragile, dépend directement de sa capacité à retrouver un rythme soutenu et à marquer des actions déterminantes. La pression est donc double : réussir à s’imposer à Stuttgart tout en gardant un œil sur son avenir international, notamment avec la Coupe du monde 2026 en ligne de mire.
Malgré cette passe difficile, les observateurs et supporters gardent espoir. L’ailier de l’équipe d’Algérie demeure un talent reconnu de sa génération, capable de performances décisives lorsqu’il est utilisé dans les bonnes conditions et avec un minimum de régularité. Les prochaines semaines seront donc déterminantes pour le jeune ailier algérien, à la fois pour sa carrière en club et pour consolider sa place au sein de l’équipe nationale, où son potentiel reste indéniable mais encore fragile.
Bouanani doit transformer cette période de doute en une opportunité de rebond. Retrouver ses automatismes, enchaîner les minutes et les contributions sur le terrain pourrait non seulement relancer sa saison avec Stuttgart, mais aussi renforcer sa position en sélection algérienne, démontrant que son talent mérite toujours d’être exploité au plus haut niveau.






























