Une simple scène filmée dans une rue d’Oran a suffi à émouvoir tout un pays. Ces derniers jours, une vidéo mettant en vedette Youcef Belaïli et un jeune vendeur de mouchoirs est devenue virale sur les réseaux sociaux, suscitant une vague de réactions en Algérie. Au cœur de cette histoire : une promesse, un téléphone portable, et surtout une déclaration touchante d’un enfant devenu malgré lui un symbole d’espoir.
Tout commence par une rencontre spontanée entre l’international algérien et un jeune garçon qui vend des mouchoirs en papier à Oran. Admiratif, l’enfant demande à prendre une photo avec son idole. Le joueur accepte avec le sourire. Mais au moment d’échanger pour recevoir la photo, il découvre que le garçon ne possède pas de téléphone portable. Touché par la situation, l’ailier lui promet alors de lui en acheter un.
La scène, capturée en vidéo, se propage rapidement en ligne. Les internautes saluent l’humanité du joueur, son naturel et sa proximité avec les gens. Beaucoup y voient le reflet d’un Belaïli spontané, loin des polémiques sportives qui ont parfois marqué sa carrière. L’histoire prend encore plus d’ampleur lorsqu’une nouvelle vidéo du jeune vendeur circule à son tour.
Interrogé sur la promesse du joueur, l’enfant répond simplement que le téléphone ne lui a pas encore été remis. Mais loin de toute critique, il choisit d’envoyer un message fort : « Je t’aime, Belaïli ». Une phrase courte, sincère, qui touche profondément les Algériens. En quelques heures, les réseaux sociaux s’enflamment. Les commentaires se multiplient, appelant le joueur à honorer sa promesse et à faire le bonheur du garçon.
Au-delà de l’anecdote, cette histoire résonne pour des raisons plus profondes. Le jeune vendeur incarne une réalité sociale bien connue : celle d’enfants qui contribuent aux revenus familiaux tout en poursuivant leurs rêves. Son admiration pour les joueurs de l’équipe nationale, et notamment pour Belaïli, symbolise l’attachement des Algériens au football et à leurs héros sportifs.
De son côté, Youcef Belaïli traverse actuellement une période délicate. Le joueur de l’Espérance Sportive de Tunis suit un programme de rééducation après une grave blessure au genou. Entre soins médicaux à l’hôpital Aspetar de Doha et séances de récupération en Tunisie et en Algérie, il tente de revenir à son meilleur niveau. L’objectif, ambitieux, serait de participer à la Coupe du monde 2026, un défi qui suscite autant d’espoir que d’interrogations.
Champion d’Afrique en 2019 avec l’Algérie, Belaïli reste l’un des joueurs les plus talentueux et les plus imprévisibles de sa génération. Son parcours, marqué par des passages dans plusieurs clubs dont Brest et Al-Ahli, a alterné coups d’éclat et controverses. Pourtant, sa popularité demeure intacte auprès d’une large frange du public.
L’affaire du vendeur de mouchoirs dépasse ainsi le simple cadre d’un geste charitable. Elle rappelle le pouvoir symbolique des sportifs dans la société. Un sourire, une photo, une promesse peuvent transformer une vie, ou du moins illuminer un quotidien difficile.
Aujourd’hui, l’Algérie attend la suite de cette histoire avec bienveillance. Beaucoup espèrent que le joueur tiendra parole. Mais au-delà du téléphone promis, c’est le message du petit garçon qui restera gravé : un message d’amour et d’admiration, pur et désintéressé, adressé à une star qui, pour lui, représente bien plus qu’un simple footballeur.






























