La saison de Mohamed Amine Amoura au VfL Wolfsburg (Bundesliga) est loin d’être celle qu’il espérait. Après une première année réussie, où l’attaquant algérien avait inscrit 10 buts et offert 12 passes décisives en 34 rencontres, le natif de Jijel peine cette saison à retrouver la même efficacité, avec seulement 7 réalisations et 2 passes décisives en 19 matchs toutes compétitions confondues.
Le club allemand a rapidement identifié la source de ses difficultés : l’assimilation et la barrière de la langue. Amoura ne maîtrise ni l’allemand ni l’anglais, ce qui limite sa compréhension des consignes tactiques et de la philosophie de son entraîneur. Dans un environnement où le football moderne repose autant sur l’intelligence de jeu que sur la communication et le collectif, ce handicap peut freiner l’intégration et la performance d’un joueur, même techniquement doué.
Pour y remédier, le VfL Wolfsburg a pris l’initiative de mettre Amoura en “classe” afin qu’il puisse apprendre les langues nécessaires pour mieux s’intégrer dans l’équipe et comprendre toutes les subtilités des instructions tactiques. L’objectif est clair : permettre à l’international algérien de retrouver son efficacité sur le terrain et d’améliorer son épanouissement social au sein du groupe.
Ce type de problème n’est pas inédit. Des joueurs comme Islam Slimani ou Hilal Soudani ont toujours veillé à maîtriser plusieurs langues pour faciliter leur intégration en club et prolonger leur carrière dans les championnats européens. Slimani parle portugais et français, tandis que Soudani maîtrise le portugais, le croate, l’anglais et le slovène. Leur aisance linguistique leur a permis de mieux comprendre les consignes, de communiquer avec leurs coéquipiers et de durer au plus haut niveau.
Pour Amoura, ce travail linguistique est crucial, surtout alors que son avenir pourrait se dessiner hors d’Allemagne. L’été dernier, Benfica Lisbonne avait manifesté son intérêt, mais le transfert n’avait pas abouti. L’apprentissage de l’allemand et de l’anglais pourrait donc jouer un rôle déterminant pour séduire de futurs clubs et lui permettre de rebondir.
En attendant, le jeune attaquant doit retrouver son efficacité sur le terrain. Sa technique, sa vivacité et son sens du but restent indéniables, mais pour exploiter pleinement son potentiel, il devra s’adapter au contexte tactique et linguistique de son club. Wolfsburg mise sur lui et croit qu’avec un effort d’intégration, Amoura peut rapidement retrouver le niveau qui lui avait permis de briller lors de sa première saison en Bundesliga.
































