Algérie – France : au cœur d’un après-midi hivernal au Vélodrome, l’Olympique de Marseille et le RC Strasbourg ont offert aux supporters présents un spectacle d’intensité et de retournements, ponctué par une égalisation tardive qui a laissé les Phocéens avec un goût amer. La rencontre a rapidement basculé en faveur de l’OM après l’ouverture du score signée Mason Greenwood peu après l’entame, but créé par une ouverture tranchante et conférant l’initiative aux hommes de la Canebière. Poussé par l’enthousiasme du public et la dynamique de son jeu, Amine Gouiri, essentiel dans l’animation offensive, s’est mué en finisseur dès le retour des vestiaires en poussant le score à 2-0, conservant un timing idéal pour transformer domination en maîtrise tangible. À ce moment précis, la physionomie semblait favorable, d’autant que les statistiques individuelles confirment que Gouiri s’épanouit cette saison avec plusieurs contributions décisives en Ligue 1.
Pourtant, ce qui s’annonçait comme une victoire relativement sereine s’est transformé en une leçon d’humilité pour les Marseillais. Strasbourg, loin de se contenter de défendre, a resserré ses lignes et exploité les espaces laissés par une équipe phocéenne un peu trop confiante dans sa capacité à contrôler l’écart. Les gestes collectifs strasbourgeois se sont affinés dans le dernier quart d’heure, culminant dans une réduction du score puis un penalty transformé qui a complètement renversé l’équilibre psychologique de la rencontre. Ce retournement, au terme de 90 minutes d’une intensité fluctuante, a non seulement privé Marseille de trois points mais a aussi mis en exergue certaines fragilités dans la gestion des temps forts et faibles qui pourraient coûter cher dans la course aux objectifs.
Au final, le nul 2-2 laisse les Marseillais face à leurs contradictions : capables de phases de jeu étincelantes, solides en transitions mais souvent vulnérables à l’heure de conserver l’avantage. Le rôle d’Amine Gouiri – dont l’engagement, le sens du collectif et l’aisance technique sont des atouts clairs – se trouve renforcé par sa capacité à peser dans les zones offensives, mais il n’a pas suffi à bloquer l’inexorable retour de Strasbourg. Alors que l’OM se projette déjà vers les prochaines échéances domestiques et celles en Coupe, ce rendez-vous manqué au Vélodrome servira sans doute de rappel : en Ligue 1 McDonald’s, la moindre baisse d’intensité coûte cher, et chaque point lâché peut modifier profondément une saison.



























