Algérie – Petković : à l’approche du rassemblement de mars, l’équipe nationale algérienne entre dans une phase charnière de sa préparation, où chaque détail compte et où la marge d’erreur se réduit considérablement. Vladimir Petković ne devrait pas révolutionner son groupe à quelques mois de la Coupe du monde 2026, mais certains ajustements semblent inévitables. Dans une période où la concurrence s’intensifie à tous les postes, certains joueurs pourraient perdre du terrain, tandis que d’autres, longtemps absents, pourraient retrouver une place dans la rotation. Parmi les profils surveillés de près figure celui d’Ahmed Kendouci, dont le nom revient avec insistance dans les discussions autour d’un possible retour. Le milieu de terrain algérien avait progressivement gagné du crédit auprès du sélectionneur bosnien avant d’être stoppé net par une grave blessure contractée en Égypte sous les couleurs de Ceramica Cleopatra : une double fracture du tibia gauche qui l’avait éloigné des terrains pendant de longs mois.
Depuis, Kendouci s’est reconstruit dans un nouveau contexte, en rejoignant le FC Lugano en Suisse. Son retour à la compétition, intervenu fin novembre, n’a pas été immédiat dans l’intensité, mais il marque une étape essentielle dans sa course contre le temps. Car à ce niveau, un joueur ne revient pas seulement physiquement : il doit retrouver des repères, du rythme, et surtout une continuité dans les performances. Mercredi soir, lors de la réception du Servette FC en Super League (1-1), l’ancien joueur de l’ES Sétif a franchi un cap important en disputant sa première titularisation de la saison. Aligné durant 68 minutes, Kendouci a affiché une prestation prudente, encore marquée par un manque de repères et une certaine retenue dans l’impact. Mais l’essentiel, à ce stade, n’était pas la brillance : c’était la capacité à tenir, à répéter les efforts et à se replacer dans le tempo d’un match officiel.
Cette titularisation, même discrète, représente un signal positif pour Petković et pour le joueur lui-même. Lugano doit encore disputer plusieurs rencontres avant la fenêtre FIFA de mars, ce qui offre à Kendouci une opportunité précieuse : enchaîner, retrouver son niveau et se rendre à nouveau indispensable. La concurrence au milieu de terrain reste ouverte en sélection, notamment dans les profils capables de combiner agressivité, récupération et projection. Kendouci, dans sa meilleure version, répond à ces exigences. Petković garde d’ailleurs une bonne opinion du joueur, dont les précédentes apparitions sous le maillot des Verts avaient montré un tempérament solide et une discipline tactique appréciable. Si Kendouci parvient à monter en puissance dans les semaines à venir, son retour en sélection pourrait rapidement redevenir une option crédible, dans un groupe où l’expérience et la polyvalence deviennent des atouts majeurs à l’approche d’un Mondial. À ce rythme, mars pourrait marquer le début d’un véritable comeback.




























