Algérie – France : le départ de Roberto De Zerbi de l’Olympique de Marseille a provoqué une onde de choc dans l’environnement du club, et les premières réactions n’ont pas tardé à apparaître. Parmi elles, celle d’Amine Gouiri, attaquant international algérien, qui a tenu à adresser un message public à son désormais ex-entraîneur. Sur son compte Instagram, le joueur a publié une story sobre mais significative, dans laquelle il a écrit : « Au revoir mon coach, je te souhaite le meilleur pour la suite ». Une sortie qui, malgré sa brièveté, témoigne du lien professionnel et humain qui semblait exister entre le technicien italien et son groupe, dans une période pourtant marquée par une instabilité sportive grandissante.
L’OM a officiellement annoncé la fin de sa collaboration avec De Zerbi d’un commun accord, après une séquence difficile qui a fragilisé son projet et accentué la pression autour du vestiaire. La dernière défaite en date, une lourde correction subie face au Paris Saint-Germain (5-0) en Ligue 1, a agi comme un point de rupture dans une saison déjà secouée par des résultats irréguliers et un climat tendu. Recruté avec l’ambition de donner un nouveau souffle tactique à Marseille, De Zerbi incarnait un choix audacieux, celui d’un entraîneur réputé pour son jeu offensif, sa construction depuis l’arrière et son exigence technique. Mais dans un club où l’urgence du résultat ne laisse que peu de marge à la patience, le temps a fini par se refermer sur lui. Son départ marque ainsi un nouvel épisode d’une histoire marseillaise souvent marquée par des changements rapides, parfois brutaux, dès que la dynamique sportive se fissure.
Pour Amine Gouiri, cette séparation intervient dans un contexte particulier. L’attaquant algérien, qui tentait de trouver sa place dans une équipe en quête de repères, voit désormais son avenir sportif immédiat dépendre du prochain projet mis en place par la direction olympienne. Dans un effectif qui manque de constance, chaque changement de staff redistribue les cartes, modifie les hiérarchies et impose de nouveaux principes de jeu. Le message de Gouiri, loin d’être anodin, peut être interprété comme une marque de respect envers un entraîneur dont les idées ont parfois été incomprises ou freinées par l’instabilité structurelle du club. Marseille, de son côté, doit désormais se reconstruire dans l’urgence, en trouvant un successeur capable de calmer les tensions et de relancer une équipe fragilisée. En attendant, la sortie publique de Gouiri résume bien l’atmosphère du moment : celle d’un club qui tourne une page, une fois de plus, au milieu de la tempête.

























