Le comité exécutif de la CAF doit se réunir ce vendredi à Dar Es-Salaam pour trancher, et cette réunion est présentée comme décisive. L’édition 2028 revêt une importance particulière car elle devrait être la dernière organisée selon la périodicité actuelle, avant l’entrée en vigueur du nouveau format qui prévoit une CAN disputée tous les quatre ans, une réforme actée récemment par l’instance continentale. Ce changement structurel, destiné à alléger un calendrier africain souvent surchargé, renforce le caractère stratégique de la prochaine attribution : l’organisateur de 2028 bénéficiera d’une visibilité unique, mais devra également répondre à des standards élevés en matière d’infrastructures, de logistique et de planification. À ce jeu-là, le Maroc mise sur l’expérience acquise lors de la CAN 2025, organisée sur son sol, tandis que l’Afrique du Sud et le Botswana proposent une co-organisation ambitieuse, inspirée des modèles internationaux. L’Éthiopie, de son côté, tente de faire valoir son potentiel de développement et son rôle croissant sur la scène africaine.
Cette décision s’inscrit aussi dans une continuité historique récente. La CAN 2027, déjà attribuée, marquera une première en Afrique de l’Est avec une organisation conjointe entre la Tanzanie, le Kenya et l’Ouganda, une formule qui illustre la volonté de la CAF d’explorer de nouveaux modèles. Quant à la CAN 2025, elle restera marquée par le sacre du Sénégal, vainqueur du pays hôte marocain (1-0 après prolongation), preuve que la compétition continue de produire des scénarios à haute intensité et des finales de prestige. Désormais, l’Afrique attend le verdict : plus qu’un simple choix géographique, l’attribution de la CAN 2028 représentera un signal fort sur la direction que la CAF veut donner à son tournoi phare.




























