Algérie : le marché hivernal continue de réserver des dossiers structurants pour les internationaux algériens, et celui de Jaouen Hadjam en est une illustration éloquente. Le latéral gauche, installé en Suisse depuis plusieurs saisons, figure désormais dans les plans d’un club majeur du football turc, décidé à renforcer son secteur défensif à court terme. Cette approche traduit un intérêt concret pour un profil polyvalent, capable d’évoluer dans un championnat exigeant, où l’intensité et la pression populaire constituent des paramètres constants. Pour Hadjam, cette attention marque une nouvelle étape dans une trajectoire européenne construite avec patience.
Selon les informations qui circulent autour du dossier, Beşiktaş JK a franchi un cap en formulant une proposition officielle à BSC Young Boys. Les discussions auraient été entamées avant la clôture du mercato d’hiver, signe d’une volonté claire d’aboutir rapidement. Beşiktaş cherche à apporter de la concurrence et de la solidité sur les côtés de sa défense, et le profil d’Hadjam, apprécié pour sa discipline tactique et sa capacité à répéter les efforts, correspond à ce cahier des charges. Côté suisse, la situation est encadrée par un contrat courant jusqu’à l’été 2028, ce qui confère aux dirigeants bernois une position de force dans les négociations et leur permet d’aborder le dossier sans urgence excessive.
Cette donnée contractuelle complexifie naturellement les échanges, mais elle n’annule pas la faisabilité de l’opération. Young Boys sait qu’un transfert hivernal peut répondre à une logique sportive et financière, à condition que les termes proposés soient jugés cohérents avec la valeur du joueur et les équilibres de l’effectif. Pour Hadjam, l’intérêt turc ouvre une perspective différente : celle d’un environnement où l’exposition médiatique est plus forte et où chaque prestation est scrutée avec intensité. À 22 ans, le défenseur algérien a déjà démontré sa capacité d’adaptation, et un tel changement de décor pourrait accélérer sa progression, à condition d’une intégration maîtrisée. En attendant une issue définitive, le dossier reste ouvert, porté par des discussions engagées et une volonté mutuelle d’explorer les contours d’un accord. S’il venait à se concrétiser, ce transfert constituerait un nouveau signal de l’attractivité des profils algériens sur le marché européen, capables de répondre à des exigences variées sans renier la constance qui fait leur force.
































