À l’approche de la Coupe du monde 2026, Vladimir Petkovic affine progressivement ses choix et les équilibres au sein de l’équipe nationale d’Algérie commencent à évoluer. Le sélectionneur des Verts sait que chaque rassemblement comptera, et celui du mois de mars s’annonce déjà décisif pour plusieurs joueurs, notamment dans le secteur offensif. Dans ce contexte, la situation d’un cadre emblématique de la sélection semble de plus en plus fragile.
L’un des éléments clés de ce possible bouleversement se nomme Amine Gouiri. Absent lors de la CAN 2025 en raison d’une opération à l’épaule, l’attaquant algérien effectue un retour remarqué depuis plusieurs semaines. En club, il a retrouvé de la confiance, du rythme et surtout le chemin des filets, un paramètre essentiel pour espérer regagner rapidement une place en sélection. À quelques mois du Mondial, Gouiri apparaît comme un candidat sérieux pour s’imposer dans la hiérarchie offensive de Petkovic.
Ce retour en force pourrait avoir des conséquences directes sur Baghdad Bounedjah. Fort de ses 86 sélections, l’attaquant d’Al Shamal SC reste l’un des joueurs les plus capés et les plus respectés du vestiaire algérien. Pourtant, son statut n’est plus aussi solide qu’auparavant. S’il continue d’être convoqué régulièrement, ses apparitions récentes laissent transparaître une certaine perte de crédit auprès du sélectionneur, qui l’utilise de plus en plus souvent comme joker plutôt que comme titulaire indiscutable.
La CAN 2025 a clairement fragilisé la position de Bounedjah en équipe d’Algérie. Malgré plusieurs opportunités offertes durant la compétition, l’attaquant oranais n’a jamais réussi à se montrer décisif devant le but. En cinq rencontres, dont une seule débutée comme titulaire, il n’a inscrit aucun but et s’est contenté d’une unique passe décisive. Un bilan jugé insuffisant pour un joueur occupant le rôle de pointe, surtout dans une équipe qui avait besoin d’efficacité offensive. Si son engagement et son travail défensif n’ont jamais été remis en question, l’absence de réalisme a pesé lourd dans l’évaluation de ses performances.
Cette disette a également eu un impact symbolique. Riyad Mahrez l’a dépassé au classement des meilleurs buteurs de l’histoire des Fennecs, laissant Bounedjah à 34 réalisations. Un détail statistique, certes, mais révélateur d’un moment charnière dans la carrière internationale de l’attaquant.
Par ailleurs, la montée en puissance d’Adil Boulbina complique encore un peu plus la donne. Très intéressant lors de la CAN 2025, le jeune attaquant a démontré qu’il pouvait se montrer plus dangereux lorsqu’il évolue dans l’axe plutôt que sur le côté. Dans cette configuration, Petkovic disposerait alors de deux profils axiaux rapides et efficaces, Gouiri et Boulbina, capables d’apporter de la profondeur et de la finition.
Avec ces nouvelles options, le sélectionneur pourrait être tenté de réduire le nombre de véritables numéros neuf dans son groupe. Une hypothèse qui ne joue clairement pas en faveur de Baghdad Bounedjah. À quelques mois du grand rendez-vous mondial, chaque détail compte, et le moindre passage à vide peut coûter cher. Pour l’attaquant expérimenté, le temps presse désormais : il lui faudra rapidement inverser la tendance s’il veut encore espérer faire partie de l’aventure de l’équipe d’Algérie vers le Mondial 2026.

































