CAF – Maroc : la polémique autour de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026 entre le Maroc et le Sénégal continue d’enfler, bien au-delà du terrain. Quelques jours après l’annonce des sanctions prononcées par la Confédération africaine de football, la Fédération royale marocaine de football a choisi de reprendre la parole, relançant un bras de fer institutionnel déjà lourd de tensions. Dans un communiqué officiel, la FRMF a fait part de son profond désaccord avec les décisions de la commission disciplinaire, estimant que celles-ci ne reflètent pas la gravité des incidents survenus lors de cette finale marquée par le retrait des joueurs sénégalais, l’envahissement du terrain par des supporters et des scènes de chaos rarement observées à ce niveau.
Dans sa communication, la fédération marocaine ne s’est pas contentée d’une contestation de principe. Elle a clairement mis en cause l’appréciation de la CAF, jugeant que les sanctions « ne reflètent pas la gravité des incidents ». Une position assumée, également relayée par le président de la FRMF dans un courrier adressé directement à son homologue de la CAF. En choisissant cette voie, le Maroc entend défendre ce qu’il considère comme ses droits réglementaires, dans un contexte où l’instance continentale est déjà fragilisée par de nombreuses critiques sur sa gestion des compétitions majeures. La FRMF a ainsi annoncé sa décision de faire appel des sanctions, une démarche qui prolonge un feuilleton institutionnel devenu presque aussi médiatisé que la finale elle-même.
Ce nouvel épisode interroge autant sur la stratégie marocaine que sur la gouvernance du football africain. À force de communications répétées et de prises de position publiques, Rabat donne l’image d’une fédération engagée dans une confrontation permanente avec la CAF, au risque d’alimenter une lassitude croissante au sein du paysage continental. Si le droit d’appel est parfaitement légitime sur le plan juridique, sa mise en scène médiatique interroge sur l’opportunité du moment choisi et sur l’efficacité réelle de cette posture. Pendant ce temps, la CAF demeure silencieuse, laissant planer un flou qui nourrit encore davantage les interprétations. Une chose est sûre : cette nouvelle sortie officielle du Maroc ne contribue pas à apaiser un climat déjà délétère. Elle renforce au contraire l’impression d’un dialogue rompu, où chaque communiqué devient une pièce supplémentaire d’un dossier désormais emblématique des tensions structurelles du football africain.


































