À peine arrivé sur les pelouses africaines, Hakim Ziyech se fait déjà remarquer… mais pas pour les bonnes raisons. Préservé par le Wydad Casablanca alors qu’il est en phase de reprise, l’ancien joueur de Chelsea n’a pas disputé le match face au Maniema Union dimanche en Coupe de la CAF. Une absence qui ne l’a pas empêché de réagir vivement après la défaite de son équipe à Lubumbashi (2-1).
Le Wydad, battu dans un match compliqué, voit le club congolais revenir à sa hauteur en tête du groupe B. Sur Instagram, Ziyech a publié un message cinglant, pointant directement l’arbitrage… et, plus largement, le football africain.
« Bienvenue en Afrique !!! Quand tu donnes un deuxième carton jaune au gardien… puis tu fais semblant de l’avoir donné au défenseur. Ce niveau d’arbitrage… », a fustigé le Marocain. Selon lui, l’arbitre aurait volontairement attribué le carton jaune à un défenseur plutôt qu’au gardien déjà averti, pour éviter l’expulsion de ce dernier et avantager l’équipe locale.
Une maladresse symbolique
En ciblant « l’Afrique » de manière générale, Ziyech tombe dans un raccourci maladroit, comme si les erreurs d’arbitrage étaient l’apanage exclusif des compétitions africaines. Dans un contexte post-finale de la CAN 2025, particulièrement tendu au Maroc, le public africain pouvait s’attendre à une réaction plus mesurée de la part d’un joueur de son calibre, revenu sur le continent et censé incarner un certain leadership.
Un contexte volontairement oublié ?
Dans sa réaction, le milieu marocain oublie plusieurs éléments importants. Le Wydad a été dominé tout au long de la rencontre à Lubumbashi, et sa réduction du score est survenue sur penalty, sans traduire une réelle maîtrise collective. Lors du match aller à Casablanca, les Marocains s’étaient imposés 1-0 dans un contexte bien différent.
Se concentrer uniquement sur l’arbitrage, sans évoquer la prestation globale de l’équipe, apparaît donc incomplet et peut être perçu comme un jugement expéditif.
Un retour sous tension
Sur le terrain, Hakim Ziyech avait disputé le match aller, remporté par le Wydad, sans être encore à 100 %. Hors terrain, ce premier coup de gueule soulève déjà la question de son adaptation au football africain : exigeant, passionnel et parfois imparfait, mais qui mérite des critiques nuancées.
Le message est passé. Reste désormais à voir si Ziyech confirmera sa valeur là où on l’attend le plus : sur le terrain.






























