Le mercato hivernal connaît un coup d’accélérateur dans le dossier Hicham Boudaoui. Après une CAN remarquable avec l’Algérie, le milieu de terrain de l’OGC Nice attire désormais des offres concrètes. Ce dimanche matin, le club turc de Galatasaray a transmis une proposition officielle à Nice : un prêt payant avec option d’achat estimée à 15 millions d’euros, selon les informations de Foot Mercato. L’offre intervient alors que le marché hivernal approche de sa clôture, et que le club stambouliote cherche à renforcer son secteur créatif au milieu.
Pour l’OGC Nice, cette proposition représente une opportunité à double tranchant. Sportivement, perdre Boudaoui serait un coup dur. Surnommé le « Prince de Béchar », le joueur s’est imposé comme un élément central du milieu niçois et de l’équipe nationale. Sa régularité et son influence lors de la CAN ont confirmé son importance, tant sur le plan technique que tactique. Néanmoins, économiquement, l’offre tombe à point nommé. Sous contrat jusqu’en 2027, le joueur ne reste plus qu’à 18 mois du terme de son engagement. Une transaction avoisinant 15 millions d’euros permettrait au club de sécuriser une compensation financière appréciable, alors que le prix initial du joueur avait été estimé à 20 millions.
Galatasaray, dans sa quête d’un milieu capable de compléter Mario Lemina, avait étudié plusieurs profils ces dernières semaines, dont Arthur Vermeeren de l’Olympique de Marseille. Finalement, le choix s’est porté sur Boudaoui, dont les performances et la régularité ont convaincu les dirigeants turcs. Le timing de l’offre est également stratégique : à moins de 24 heures de la clôture des marchés européens, le club cherche à boucler rapidement le dossier pour intégrer le joueur avant la fin de la fenêtre de transferts.
Du côté de Boudaoui, la situation est particulière. Revenu en France après l’élimination de l’Algérie à la CAN, il n’a pas encore retrouvé la compétition avec Nice. Le staff médical, dirigé par Claude Puel, avait évoqué une maladie pour justifier son absence, mais la longueur de celle-ci a suscité des interrogations. Dans le même temps, le joueur aurait affiché une certaine distance vis-à-vis du club, laissant transparaître un désir de changement. Jusqu’ici, malgré des intérêts en Premier League et en Super Lig, aucune offre concrète n’était parvenue à Boudaoui, ce qui laissait planer le doute sur son avenir immédiat.
Avec l’offre de Galatasaray, ce doute pourrait enfin se dissiper. Si Nice accepte de revoir son prix à la baisse, le joueur pourrait rejoindre Istanbul dans les prochains jours. L’OGC Nice doit désormais peser les avantages et les risques : maintenir Boudaoui pour consolider l’équipe et viser des résultats sportifs stables, ou accepter l’offre financière et sécuriser une transaction avant la fin du mercato. La décision sera également influencée par la volonté du joueur lui-même, qui pourrait être tenté par un nouveau défi dans un championnat différent, et la perspective d’évoluer dans un club ayant des ambitions européennes.
Ce week-end, Boudaoui devrait retrouver le groupe niçois pour affronter Brest. Il pourrait donc vivre ses dernières heures sous le maillot azuréen, tandis que les discussions entre les deux clubs continuent. L’issue du dossier pourrait se décider dans les prochaines heures, et le milieu de terrain algérien pourrait quitter Nice dans un contexte où sport et finances se croisent étroitement.
L’histoire de Boudaoui illustre également un aspect souvent déterminant du mercato : le timing et la conjoncture personnelle du joueur. Après une CAN réussie, son capital confiance et sa valeur sur le marché sont au plus haut, ce qui rend la proposition turque particulièrement intéressante pour toutes les parties. Pour Galatasaray, il s’agit d’un investissement stratégique dans un joueur capable d’apporter créativité et contrôle au milieu. Pour Nice, c’est l’opportunité de transformer un élément important du groupe en ressource financière, tout en respectant l’échéance contractuelle et la situation du joueur.

































