Algérie – franco algérien : après des années de débats feutrés
et de spéculations récurrentes, le dossier Maxime Lopez et l’équipe
d’Algérie semble définitivement refermé. Longtemps évoquée en
arrière-plan, l’hypothèse d’une arrivée tardive du milieu de
terrain dans le giron des Verts n’a finalement jamais dépassé le
stade de la réflexion interne. Selon La Gazette du Fennec, les discussions n’ont
pas débouché sur une ouverture concrète, malgré un intérêt réel
exprimé à un moment donné. À 28 ans, le joueur du
Paris FC a
multiplié les signaux ces derniers mois, laissant entendre que le
port du maillot algérien restait une option crédible à ses yeux.
Une posture qui n’a toutefois pas suffi à inverser une tendance
déjà bien ancrée dans les instances décisionnelles du football
algérien.
Sur le plan strictement
sportif, le profil de Maxime Lopez n’a jamais fait l’unanimité. Le
sélectionneur
Vladimir
Petkovic a certes pris le temps d’évaluer la
situation, sensible à l’expérience du joueur et à sa connaissance
du haut niveau européen. L’intéressé avait d’ailleurs tenu à
balayer toute suspicion opportuniste, déclarant publiquement : « Je
n’y vois pas d’opportunisme à ma démarche de rejoindre enfin les
Verts, même après le Mondial ». Mais au-delà des mots, le contexte
a pesé lourd. Le milieu algérien dispose déjà d’une densité
importante, avec des profils plus jeunes et installés dans le
projet à moyen terme. Dans cette configuration, intégrer un joueur
dont l’engagement international a longtemps été différé
apparaissait comme un choix peu cohérent sportivement.
C’est toutefois sur le terrain
humain et institutionnel que le sort du dossier s’est réellement
scellé. Toujours selon La
Gazette du Fennec, la
Fédération algérienne de
football a fini par opposer un refus clair,
estimant que le temps de réflexion accordé au joueur avait été
largement dépassé. Le fait de ne jamais avoir placé l’Algérie comme
une priorité à son apogée, combiné à une approche jugée tardive, a
progressivement installé une forme de distance irréversible. Ni
l’âge, ni le rendement actuel, ni même l’expérience acquise lors de
son passage à l’Olympique
de Marseille n’ont suffi à faire pencher la
balance. En interne, la position est désormais assumée : la porte
internationale est considérée comme fermée, « ni sportivement ni
humainement », mettant ainsi un terme définitif à un feuilleton qui
aura longtemps nourri les discussions sans jamais trouver d’issue
favorable.
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