Algérie – Coupe du Monde : la nuit devait être celle d’un titre de prestige et d’une confirmation personnelle. Elle s’est transformée en bascule brutale. Aligné lors de la finale de la Supercoupe qatari-émiratie, Youcef Atal a vu son match s’interrompre sans avertissement, sans choc, sans duel. Au cœur d’un scénario tendu mais maîtrisé par son équipe face à Shabab Al-Ahli, le latéral algérien s’est subitement affaissé, conscient immédiatement de la gravité de ce qu’il venait de ressentir. La sortie du terrain, aidée et silencieuse, a jeté un froid sur une rencontre pourtant promise à l’euphorie. Le trophée remporté dans la foulée n’aura jamais effacé cette image, tant le corps médical et le staff ont rapidement compris que l’épisode dépassait le simple incident musculaire.
Les examens menés dans la foulée ont confirmé le diagnostic le plus redouté par les sportifs de haut niveau : une rupture complète du tendon d’Achille. Une blessure rare dans le football moderne, mais redoutable par ses conséquences. L’indisponibilité minimale est estimée à plusieurs mois, souvent six au strict minimum, avec une phase chirurgicale quasi incontournable et une rééducation longue, progressive, exigeante mentalement autant que physiquement. Ce type de traumatisme ne se résume pas à un simple calendrier de retour : il impose une reconstruction complète du geste, de l’explosivité, de la confiance. À ce stade, toute projection sportive s’accompagne de prudence, d’autant plus que la récupération conditionne non seulement la reprise, mais aussi la capacité à enchaîner sans rechute.
Pour Atal, ce nouveau coup du sort s’inscrit dans une trajectoire déjà marquée par une fragilité persistante. Depuis plusieurs saisons, sa carrière avance par séquences hachées, rythmées par des retours prometteurs suivis de nouvelles alertes physiques. Cette blessure intervient dans un contexte délicat, alors que son statut en sélection s’était déjà effrité lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations, disputée au Maroc, où son temps de jeu avait été limité et son influence réduite. Ironie cruelle, le joueur semblait enfin retrouver une dynamique plus stable après une période de relance récente, nourrissant l’espoir d’un retour durable au premier plan. Aujourd’hui, c’est tout un horizon sportif qui se retrouve suspendu, à l’approche d’échéances majeures où chaque mois comptera, et où la question ne sera plus seulement de revenir, mais de revenir au niveau qui faisait autrefois sa singularité.
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