Une semaine à peine après la finale de la CAN 2025 au Maroc, que l’on croyait refermée avec le sacre du Sénégal face au Maroc, une scène presque anodine est venue rallumer une controverse que beaucoup jugeaient déjà excessive. Lors de la rencontre de Coupe de la CAF entre Wydad Casablanca et Maniema Union, disputée au complexe Mohammed V, plusieurs membres de l’organisation ont tenté de retirer les serviettes disposées près du banc congolais. Un geste en apparence mineur, mais qui a immédiatement suscité l’incompréhension du staff de Maniema Union, d’autant plus que ces accessoires font partie intégrante de la routine des joueurs, notamment pour gérer l’hydratation et la transpiration dans des conditions climatiques parfois exigeantes. La scène, captée par des caméras et largement relayée sur les réseaux sociaux, a ravivé un malaise encore présent dans les esprits.
Car pour de nombreux observateurs, cet épisode fait écho à ce qui s’était produit quelques jours plus tôt durant la CAN 2025, notamment lors de la finale. Le gardien sénégalais Édouard Mendy avait alors été à plusieurs reprises perturbé par des tentatives similaires visant à lui retirer sa serviette, élément pourtant autorisé et courant dans le football moderne. La situation avait atteint un point presque absurde lorsque son coéquipier Yehvann Diouf s’était improvisé protecteur, surveillant l’accès à cet objet devenu, contre toute attente, un symbole de tension. Ce précédent avait déjà suscité interrogations et moqueries, mais aussi de réelles questions sur la gestion des abords de terrain lors des grandes compétitions africaines.
La répétition de tels faits, à quelques jours d’intervalle et dans deux compétitions distinctes, interpelle au-delà du simple fait de jeu. Elle pose la question des consignes données aux agents de stade, de leur interprétation parfois zélée des règlements, et surtout du climat général entourant certaines rencontres à fort enjeu. Si aucun texte n’interdit formellement l’usage des serviettes par les joueurs, leur confiscation répétée donne le sentiment d’un acharnement inutile, qui détourne l’attention de l’essentiel : le football et la performance sportive. Pour la CAF, déjà critiquée pour sa gestion de plusieurs dossiers sensibles, cet épisode supplémentaire arrive au plus mauvais moment. À défaut d’être grave sur le plan disciplinaire, il souligne un manque de clarté et de cohérence organisationnelle. Et dans un contexte où chaque détail est scruté, cette polémique des serviettes, devenue presque surréaliste, rappelle combien de petits incidents peuvent rapidement prendre des proportions démesurées lorsqu’ils ne sont pas traités avec discernement.


























