Algérie – Petkovic : la question du poste de gardien de but continue de hanter l’équipe d’Algérie, comme une équation jamais vraiment résolue depuis la fin progressive de l’ère Raïs M’Bolhi. À l’approche de la Coupe du monde 2026, le constat est préoccupant : aucune hiérarchie claire ne s’est imposée et les certitudes restent fragiles. Le sélectionneur Vladimir Petkovic doit composer avec un vivier limité, marqué par des choix contestés et des trajectoires en pointillés. La CAN 2025 a agi comme un révélateur brutal. La décision d’aligner Anthony Mandréa lors d’un match sans enjeu face à la Guinée équatoriale a provoqué une onde de choc, conduisant Oussama Benbot à mettre un terme à sa carrière internationale, se sentant relégué sans véritable considération sportive.
Derrière ce départ, le paysage reste flou. Les options issues du championnat local peinent à convaincre sur la durée. Zakaria Bouhalfaya, régulièrement appelé mais jamais lancé, symbolise ce manque de projection concrète, tandis que Farid Chaâl, malgré son statut de référence avec l’EN A’, n’a pas encore franchi le cap au niveau A. Rayane Yesli reste trop éloigné des standards internationaux pour être envisagé à court terme, et Alexis Guendouz, freiné par une blessure lors de la CAN, demeure une option théorique plus qu’une évidence. Quant à Mandréa, ses 21 sélections, étalées sous deux sélectionneurs, n’ont jamais dissipé les doutes, d’autant plus que son évolution en National continue d’alimenter les critiques.
Dans ce contexte incertain, Luca Zidane apparaît aujourd’hui comme le seul point d’appui relativement stable. Titulaire lors de la CAN 2025, il a livré des prestations correctes, sans toutefois s’imposer comme un gardien indiscutable à l’échelle mondiale. Conscient des limites actuelles, le staff technique explore désormais des pistes nouvelles. Deux profils émergent avec insistance : Abdullah Laidani, jeune portier d’1,95 m évoluant à Modena en Serie B, et Melvin Mastil, solide gardien du Stade Nyonnais en Suisse. Des paris mesurés, mais révélateurs d’une urgence : renouveler, tester et trancher. Les prochaines décisions de Petkovic seront scrutées, car au-delà des noms, c’est la crédibilité défensive des Fennecs qui se joue à moins de deux ans d’un rendez-vous mondial capital.
































