Algérie – Belaïli : Après des semaines de silence et de spéculations, Youcef Belaïli a posé un premier acte concret vers son retour au premier plan. L’international algérien a officiellement repris le chemin du centre d’entraînement de l’Espérance de Tunis, une étape symbolique mais essentielle dans un processus de rééducation long et exigeant. Éloigné des terrains depuis sa grave blessure au genou survenue en novembre lors du derby face au Club Africain, l’ailier de 33 ans avait vu sa saison stoppée net, au moment où il occupait un rôle central dans l’animation offensive du club tunisien. L’intervention chirurgicale, réalisée au Qatar, avait marqué le début d’un combat solitaire, loin des projecteurs mais scruté avec attention par les supporters.
De retour à Tunis après sa phase de soins à l’étranger, Belaïli a repris progressivement ses repères dans un cadre strictement contrôlé par le staff médical. Aucune précipitation n’est envisagée. Pour l’instant, le joueur suit un programme individualisé, essentiellement axé sur le renforcement musculaire, la mobilité articulaire et la récupération fonctionnelle. Pas de travail collectif, encore moins de ballon à haute intensité, mais une présence quotidienne qui rassure. Le club, conscient de l’importance du joueur, a opté pour une gestion mesurée, refusant toute prise de risque inutile. Cette prudence s’explique autant par la nature de la blessure que par le profil de Belaïli, dont l’expérience et l’impact justifient un retour parfaitement maîtrisé, sans brûler les étapes.
Selon les informations qui circulent en Tunisie, un retour à la compétition officielle n’est pas envisagé avant la fin du mois de mars, voire le début du mois d’avril. Un calendrier volontairement conservateur, dicté par la volonté d’éviter toute rechute, alors que le contrat du joueur arrive à échéance l’été prochain. Au-delà de l’Espérance, ce come-back progressif est suivi de près en Algérie, où Belaïli nourrit l’espoir de redevenir une option crédible pour les Verts à l’approche des grandes échéances internationales. Le chemin reste long, semé d’exigences physiques et mentales, mais le plus dur semble désormais derrière lui. Pour Belaïli, ce retour au centre d’entraînement n’est pas une fin en soi, mais le premier pas d’un dernier défi : prouver qu’il peut encore revenir au plus haut niveau.






























