Algérie : À cinq mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, programmée du 11 juin à juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique, l’équipe d’Algérie aborde le rendez-vous avec une ambition assumée et une confiance retrouvée. Douze ans après sa dernière apparition sur la scène mondiale, la sélection dirigée par Vladimir Petkovic entend marquer son cinquième Mondial d’une empreinte durable. Placés dans un groupe relevé avec l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie, les Verts savent l’ampleur du défi, mais affichent une détermination claire : franchir au minimum le premier tour et, si possible, bousculer l’ordre établi. Cette conviction s’appuie sur une génération en pleine maturité, enrichie de profils jeunes formés dans des environnements compétitifs, capables de rivaliser physiquement et tactiquement avec les meilleures nations.
Dans un récent focus, la FIFA a mis en lumière cinq joueurs appelés à incarner le futur immédiat du football algérien. Parmi eux, Rayan Aït-Nouri, désormais à Manchester City, est décrit comme « le prototype du latéral moderne », combinant discipline tactique, vitesse et impact offensif, avec la capacité « de créer le surnombre sur son côté et d’occuper des zones plus avancées si nécessaire ». La même analyse souligne un début contrarié par une blessure, avant une montée en puissance progressive au sein du collectif de Pep Guardiola. L’instance mondiale a également salué l’éclosion d’Adel Boulbina, ailier de 22 ans, pour son « efficacité devant le but et ses qualités techniques », rappelant son rôle décisif lors de la Coupe arabe 2025, où il a terminé meilleur buteur algérien avec trois réalisations.
Le regard de la FIFA s’est aussi porté sur l’équilibre collectif. Farès Chaïbi, pilier de l’Eintracht Francfort, est présenté comme celui « qui régule le tempo » dans une équipe où l’organisation prime sur l’individualisme, grâce à sa polyvalence et sa lecture du jeu. En attaque, malgré une CAN sans but, Mohamed Amoura demeure central dans le projet de Petkovic : « Avec dix buts en qualifications, il a porté l’Algérie vers le Mondial », mettant en avant sa vitesse, ses déplacements et sa finition. Enfin, l’absence d’Amine Gouiri à la dernière CAN n’a pas entamé la confiance placée en lui ; son profil polyvalent et son efficacité internationale renforcent un secteur offensif riche. À l’aube de 2026, l’Algérie avance avec des certitudes, consciente que la réussite passera par la cohésion, la lucidité et l’audace.
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