Algérie – Maroc : la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 a largement dépassé le cadre strictement sportif pour devenir un phénomène mondial, nourri par des semaines de débats, de polémiques et de tensions accumulées. Lorsque le Sénégal a soulevé le trophée et que le Maroc a quitté la scène sans le titre, une vague de réactions s’est propagée bien au-delà du stade. Dans plusieurs régions du monde, la fin de la compétition a été vécue comme l’aboutissement d’un long feuilleton, marqué par une succession de décisions arbitrales contestées et par un climat devenu irrespirable au fil des matchs. Cette conclusion a libéré des émotions contradictoires, mêlant soulagement, exutoire collectif et sentiment d’une justice sportive enfin rétablie.
Sur les réseaux sociaux, les images ont rapidement circulé, montrant des scènes de liesse dans de nombreux pays africains, avec une intensité particulière en Algérie, où les célébrations ont pris une ampleur singulière. Dans les rues comme en ligne, des supporters ont exprimé leur joie en parlant d’un « triomphe du football » et d’un dénouement attendu depuis les premières polémiques du tournoi. Pour beaucoup, la défaite du Maroc a été interprétée comme la fin d’un scénario perçu comme injuste, alimenté par des décisions arbitrales jugées favorables au pays hôte tout au long de la compétition. À l’inverse, au Maroc, la désillusion a été profonde. L’échec en finale, vécu comme une occasion manquée supplémentaire, a suscité une grande frustration parmi les supporters, conscients d’avoir vu leur sélection échouer une nouvelle fois dans le moment décisif, malgré un parcours présenté comme prometteur.
La victoire du Sénégal s’est ainsi transformée en symbole. Elle a été célébrée non seulement comme un succès sportif, mais aussi comme une forme de réparation morale aux yeux d’une partie de l’opinion africaine. Des vidéos et des messages ont afflué depuis plusieurs pays, décrivant une atmosphère festive où la joie sénégalaise se mêlait à un sentiment partagé d’apaisement après un tournoi sous tension. Cette CAN 2025 laissera l’image d’une compétition où le football a souvent été éclipsé par les controverses, mais dont l’issue a paradoxalement réuni des publics très différents autour d’un même ressenti. Plus qu’un simple sacre, la finale a agi comme un révélateur des fractures, des passions et des attentes qui entourent le football africain moderne. Elle rappelle surtout que la CAN ne se joue pas uniquement sur le terrain : elle se vit, se commente et se juge à l’échelle d’un continent, voire du monde entier, où chaque décision et chaque résultat résonnent bien au-delà des quatre lignes blanches.

































