Invité sur le plateau de CBS Sports Golazo, Thierry Henry a apporté un regard mesuré mais sans complaisance sur l’épisode. « Je ne suis pas d’accord avec la décision du Sénégal de quitter le terrain, mais je comprends leur frustration ! Les arbitres n’ont pas été à la hauteur sur cette CAN et la faute revient à la CAF qui doit les mettre à niveau », a-t-il déclaré. Une prise de position qui distingue clairement la règle de l’émotion. Pour l’ancien international français, le geste sénégalais ne saurait être validé sur le plan disciplinaire, mais il s’inscrit dans un contexte de décisions contestées qui ont fini par faire déborder un match déjà sous pression extrême. Ses mots résonnent comme un constat lucide : l’arbitrage n’a pas su accompagner l’intensité et l’enjeu de l’événement.
Au-delà de l’incident lui-même, cette séquence souligne une problématique structurelle que la Confédération africaine de football ne peut plus éluder. La généralisation du VAR impose une exigence accrue de cohérence, de pédagogie et de transparence dans son utilisation, sous peine de renforcer les soupçons au lieu de les dissiper. Lorsque des décisions majeures sont prises sans logique apparente, la frustration s’accumule et fragilise l’autorité arbitrale. La finale 2025 restera sans doute comme un signal d’alarme : le football africain progresse, ses acteurs aussi, mais l’encadrement doit suivre. Sans un investissement clair dans la formation, l’évaluation et l’indépendance des arbitres, ces scènes de rupture risquent de se répéter. Et dans un sport où la crédibilité est un capital fragile, chaque polémique laisse une trace durable, bien au-delà du score final.
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