Algérie – CAN : la Coupe d’Afrique des nations 2025 a refermé son chapitre sportif avec son lot de débats, et comme toujours, l’annonce du onze type de la compétition par la Confédération africaine de football n’a pas tardé à faire réagir. Plus que le scénario de la finale ou les trajectoires collectives, ce choix met en lumière les individualités qui ont marqué le tournoi par leur constance, leur influence ou leur capacité à faire basculer des rencontres clés. Particularité notable de cette sélection : elle ne rassemble que des joueurs issus de trois nations, le Sénégal, le Maroc et le Nigeria, un parti pris assumé qui alimente déjà les discussions sur les absents et les équilibres retenus. Mais au-delà des sensibilités nationales, ce onze raconte surtout une CAN dominée par des profils expérimentés, capables de répondre à la pression et de peser dans les moments décisifs.
Dans les cages, la présence de Yassine Bounou s’impose presque comme une évidence. Décisif lors des séances de tirs au but et d’une régularité remarquable sur l’ensemble du tournoi, le portier a incarné la sécurité défensive. Devant lui, la ligne arrière retenue traduit un équilibre entre solidité et projection. Les couloirs sont occupés par Achraf Hakimi et Noussair Mazraoui, deux latéraux capables d’apporter offensivement sans négliger le repli. Dans l’axe, le duo Moussa Niakhaté – Calvin Bassey symbolise la rigueur et l’impact physique, avec une lecture du jeu qui a souvent permis de neutraliser les attaquants adverses dans les moments chauds.
Le milieu de terrain est articulé autour d’un équilibre entre expérience, activité et projection. À 36 ans, Idrissa Gueye a tenu la baraque, disputant l’intégralité des rencontres et imposant son volume de jeu. À ses côtés, Pape Gueye s’est illustré par son apport décisif, notamment grâce à son but en finale. La touche créative est assurée par Ademola Lookman, dont la capacité à casser les lignes a souvent fait la différence. Devant, le trio offensif impressionne par son complémentarité : Sadio Mané, élu meilleur joueur du tournoi, Victor Osimhen, auteur de quatre réalisations, et Brahim Díaz, meilleur buteur de la compétition. Un onze qui résume une CAN marquée par des leaders offensifs et des joueurs capables de faire basculer une compétition à eux seuls, quitte à susciter des désaccords passionnés.

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