Maroc – CAN : La Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 au Maroc s’est achevée sur un scénario haletant, presque cinématographique, mais derrière l’intensité sportive de la finale s’est installé un malaise profond, alimenté par une accumulation de controverses arbitrales inédites. Tout au long du tournoi organisé au Maroc, de nombreuses décisions ont suscité l’incompréhension, voire l’indignation, d’une partie de l’opinion publique et de plusieurs observateurs avertis. À mesure que la compétition avançait, un sentiment de défiance s’est installé, nourri par l’impression persistante d’un arbitrage à géométrie variable, souvent perçu comme favorable au pays hôte. Cette succession d’épisodes a progressivement déplacé le débat du terrain vers les coulisses, posant la question du fonctionnement interne de la Confédération africaine de football et de sa capacité à garantir l’équité dans ses compétitions majeures.
Selon des informations relayées dans certains cercles médiatiques, les racines de cette crise seraient bien plus profondes qu’une simple accumulation d’erreurs humaines. Elles renverraient à des jeux d’influence au sommet de l’instance continentale, impliquant des responsables occupant des positions stratégiques. Le nom de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football et membre influent des instances dirigeantes, revient avec insistance dans ces récits, qui évoquent des manœuvres supposées visant à peser sur des décisions clés. Les mêmes sources avancent que des tensions anciennes au sein de la CAF, notamment autour de la gouvernance financière et du contrôle des commissions sensibles comme celle de l’arbitrage, auraient créé un terrain propice à des arrangements contestés. Dans ce contexte, la nomination de responsables techniques et la désignation de certains arbitres lors des matchs décisifs sont devenues des éléments centraux des interrogations, accentuant la fracture entre l’instance et une partie du public africain.
Au-delà des accusations, la CAN 2025 a surtout mis en lumière une crise de confiance majeure. La répétition des polémiques, l’absence de communication claire et la perception d’un traitement inégal ont fragilisé l’image d’une compétition censée incarner l’unité et la fierté du football africain. Même le président de la CAF, Patrice Motsepe, s’est retrouvé sous pression, tandis que la présence du président de la FIFA, Gianni Infantino, n’a pas suffi à dissiper le malaise. Ironie du sort pour certains observateurs, la finale remportée par le Sénégal a été perçue comme une forme de rééquilibrage symbolique, venant rappeler que le football échappe parfois aux calculs les plus élaborés. Reste désormais à la CAF à tirer les leçons de cet épisode, sous peine de voir ces soupçons durables entacher encore davantage la crédibilité de ses compétitions et l’image du football africain sur la scène internationale.



































