Algérie – Maroc : Les suites judiciaires des incidents survenus en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations continuent de retenir l’attention à Rabat. Selon des informations concordantes, le parquet a décidé de prolonger la période de garde à vue concernant plusieurs supporters interpellés après les événements ayant émaillé la rencontre disputée au Stade Moulay Abdellah. Initialement attendus devant le représentant du ministère public ce mardi, les mis en cause ne seront finalement présentés que mercredi, le temps pour les autorités judiciaires de compléter le dossier d’instruction. Cette décision intervient dans un contexte sensible, alors que les images et récits des débordements ont largement circulé, alimentant interrogations et inquiétudes quant au déroulement des suites judiciaires.
Dans le détail, dix-huit supporters sénégalais figurent parmi les personnes concernées par cette prolongation, interpellés à la suite des violences et dégradations enregistrées dans l’enceinte sportive et ses abords immédiats. À ce groupe s’ajoute un supporter algérien, dont les circonstances exactes de l’interpellation n’ont pas été officiellement précisées, suscitant de nombreuses spéculations et une vive attention sur les réseaux sociaux. Les autorités judiciaires ont toutefois privilégié la prudence procédurale, préférant attendre l’ensemble des éléments médicaux et matériels avant toute comparution. L’objectif affiché est de statuer sur la base de faits établis, en tenant compte à la fois des témoignages recueillis et des constats réalisés par les services compétents.
Cette prolongation de la garde à vue s’explique notamment par l’attente des certificats médicaux concernant des agents de sécurité et des membres de l’organisation, victimes d’agressions lors des incidents. L’évaluation précise de la nature et de la gravité des blessures est jugée déterminante pour la qualification des faits et les suites pénales éventuelles. Par ailleurs, un inventaire détaillé des dégâts matériels causés au stade est en cours d’établissement, afin de mesurer l’ampleur des préjudices subis. Dans ce climat déjà tendu, la justice a par ailleurs rendu une première décision, condamnant le supporter algérien Raouf Belkacemi à trois mois de prison ferme assortis d’une amende de 500 dirhams pour des faits d’injures et d’atteinte à la pudeur. Une décision qui illustre la volonté des autorités de traiter ces incidents avec fermeté, tout en poursuivant l’examen approfondi des autres dossiers liés à cette soirée chaotique.



































