Dans une rencontre fermée, disputée sur un rythme haché, Grenade a longtemps subi par séquences, notamment en seconde période, lorsque Eibar a tenté d’accélérer pour forcer la décision. C’est précisément dans ces temps faibles que Luca Zidane s’est distingué. Autoritaire dans sa surface, précis dans ses sorties, juste dans son jeu au pied, il a su calmer les moments de tension et casser la dynamique adverse. À défaut d’arrêts spectaculaires, son influence s’est ressentie dans l’anticipation, la communication constante avec sa défense et sa capacité à gérer le tempo. À ce niveau, l’expérience compte autant que le talent, et le gardien algérien semble avoir franchi un cap mental, assumant pleinement son rôle dans une équipe sous pression, actuellement engluée à la 19e place du classement.
Cette prestation s’inscrit dans une dynamique plus large, tant en club qu’au niveau international. Appelé récemment avec la sélection algérienne, Luca Zidane bénéficie d’une exposition et d’une responsabilité accrues, qui semblent nourrir sa progression. À Grenade, son statut évolue : de solution ponctuelle, il est devenu un repère, voire un dernier rempart indispensable dans l’opération maintien. Dans un championnat exigeant comme la deuxième division espagnole, où la moindre erreur se paie cash, cette constance est précieuse. Si Grenade espère redresser la barre et sortir de la zone dangereuse, elle devra s’appuyer sur ce genre de performances silencieuses mais décisives. Pour Luca Zidane, ce match face à Eibar n’est pas un sommet, mais une confirmation : celle d’un gardien qui assume désormais son rang, avec calme, maturité et une marge de progression encore bien réelle.
































