Equipe d’Algérie : de retour au premier plan après la Coupe d’Afrique des nations, Aïssa Mandi a assumé son rôle de cadre au sortir de la défaite concédée par LOSC Lille sur la pelouse du Paris Saint-Germain. Battus au Parc des Princes, les Dogues ont reconnu la supériorité parisienne sans pour autant céder à l’alarmisme. À 34 ans, le défenseur algérien, titulaire dans l’axe, a livré une lecture posée, nourrie par l’expérience et par la connaissance intime des cycles que traverse une saison. « Le mot inquiétude est un peu exagéré. Nous avons déjà vécu une période similaire en novembre, et nous avions su réagir en décembre avec des victoires. Tout n’est pas négatif, il ne faut pas être trop pessimistes », a-t-il expliqué, invitant à garder la tête froide et à capitaliser sur les éléments encourageants.
Sur le contenu du match, Mandi a insisté sur la fine frontière qui sépare parfois une performance solide d’un résultat défavorable. Selon lui, la rencontre aurait pu basculer autrement si Lille avait trouvé l’ouverture en premier. « Si nous avions marqué en premier, le scénario aurait été différent. Je pense que Paris n’avait pas eu d’occasions avant d’ouvrir le score. En première période, ils n’en ont pas eu beaucoup dans l’ensemble », a-t-il analysé, avant de souligner l’organisation collective affichée par son équipe. « Nous avons livré une bonne prestation, surtout défensivement, grâce à notre cohésion ». Pour autant, le défenseur n’a pas cherché d’excuses, reconnaissant la qualité individuelle qui fait souvent la différence à ce niveau : « Parfois, il faut accepter la supériorité de l’adversaire et un joueur qui marque deux buts très compliqués ». Une référence claire à l’efficacité parisienne et à la capacité de certains joueurs à décider d’un match sur des détails.
Enfin, Mandi a replacé cette défaite dans une perspective plus large, rappelant que chaque rencontre obéit à son propre contexte. « Chaque match est différent. Contre Rennes, nous avons joué à dix après dix minutes, le match face à Lyon était équilibré, et ce soir nous avons affronté un Paris très fort avec Ousmane Dembélé en grande forme », a-t-il résumé. Pour le capitaine de la défense lilloise, cette lucidité est essentielle pour avancer : « Parfois, il faut savoir reconnaître la supériorité de l’adversaire ». Un discours mesuré, loin de toute dramatisation, qui traduit la volonté de Lille de s’inscrire dans la continuité, en tirant les enseignements nécessaires sans perdre de vue les objectifs à venir.



































